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A la fin de la route | 19 septembre 2017

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Fête des Lumières 2015 : les 10 installations qu’il ne faudra pas rater… en 2016

Fête des Lumières 2015 : les 10 installations qu’il ne faudra pas rater… en 2016
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En raison des attentats du 13 novembre 2015, la Fête des Lumières a été annulée et transformée en hommage aux victimes. Le maire de Lyon a annoncé le 19 novembre que le programme 2015 était reporté à 2016. Les Lyonnais sont appelés à illuminer la ville de Lumignons (le 8), les tours de la Part-Dieu et InCity seront illuminées et l’oeuvre « Regards », prévue sur la colline de Fourvière, est maintenue; elle sera ponctuée des noms des victimes.

 

Comme chaque année à cette époque, c’est la transe chez A La Fin de la Route : un mois avant le grand jour, la Fête des Lumières de Lyon vient de dévoiler son programme. Ce sera du samedi 5 au mardi 8 décembre prochain. Pour nous la fête va durer presqu’une semaine, puisqu’on ira en repérages lors des soirées d’essais, peut-être bien dès le mercredi. Cette année, 79 installations sont annoncées dans tous les quartiers de la ville. L’édition revêt une couleur particulière, car elle est labellisée « événement lumière » par l’Unesco, dans le cadre de l’Année internationale de la lumière (je sais, ça fait beaucoup de lumière).

Une première pour le théâtre antique de Fourvière

On a scrupuleusement épluché le programme, qui s’annonce particulièrement alléchant : Lyon a mis les petits plats dans les grands et confié les lieux-clés à des pointures. Mais il y en aura pour tous les goûts, avec des installations concoctées par des étudiants comme des célébrations de quartier. La grande nouvelle, c’est que l’amphithéâtre de Fourvière (là où a lieu le festival musical des Nuits l’été) sera mis en lumière pour la première fois. Il va falloir marcher ! Comme chaque année, on essayera d’en voir le maximum. En attendant, on en a sélectionné dix, immanquables et/ou intrigants (sur le papier), que ce soit votre première ou votre dixième Fête des Lumières. Dans l’ordre de la programmation et que vous pourrez suivre comme un parcours. Ce sera en tout cas le nôtre. Sur le chemin, vous en verrez beaucoup d’autres.

 

 

1- Le théâtre antique de Fourvière (5e arrondissement)

theatre-gallo-romain_dep_1 Incandescens Jerome Donna Simon Milleret-Godet

 

Pour nous c’est L’EVENEMENT de l’édition : le(s) théâtre(s) gallo-romain(s) de Fourvière ont droit à leur mise en lumière. C’est une première, à quelques mètres de là où la tradition de la Fête des Lumières a commencé il y a plus d’un siècle. Un lieu emblématique de Lyon, avec une vue à couper le souffle sur la ville, qui accueillera l’installation « Incandescens ». Dans le cadre du 40e anniversaire du musée gallo-romain, les rênes ont été confiés à la Direction de l’éclairage public de la Ville de Lyon et à Jérôme Donna et Simon Milleret-Godet. On adore ce qu’ils font ! Leur « Laniakea » cosmique sur la place Antonin-Poncet en 2014 et leur « Showcase » place des Jacobins en 2013 faisaient partie de nos chouchous. On a hâte de découvrir « Incandescens ». Le pitch : des jeux de lumière, de flammes, de silhouettes et d’ombres et la rencontre de la créature des lieux. C’est bien parti !

C’est juste à côté, au théâtre antique Odéon, que seront installés cette année les Lumignons du coeur (le 8 décembre seulement) au profit des enfants et des adolescents atteints de pathologies graves. Les visiteurs sont invités à y créer une fresque géante aux couleurs de l’association « Rêves ».

 

 

2- La colline de Fourvière (5e)

colline-de-fourviereRegards Daniel Knipper

 

Allumer l’intégralité de la colline de Fourvière (basilique, cathédrale, palais de justice…) est une super idée, mise en pratique depuis plusieurs éditions déjà. Mais toutes les précédentes mises en lumière ne nous ont pas convaincus : parfois on n’entendait pas la musique, parfois ça manquait de dynamisme à notre goût… Cette année, on le « sent » bien avec « Regards », une installation signée Daniel Knipper, scénographe et régisseur lumière, une pointure de la Fête qui s’y était déjà frotté en 2012. La colline va avoir des yeux (rassurez-vous, ça ne fera pas peur), mais pas n’importe lesquels : les regards de personnages de tableaux connus (on en reconnaît plusieurs sur le visuel de simulation, dont le mythique de la Joconde) qui vont balayer la colline et dévisager les visiteurs. Ca se passe dans le 5e mais c’est à voir d’en face, de l’autre côté de la Saône, depuis les quais du 2e arrondissement.

 

 

3- La place et la rue de la République (2e arrondissement)

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La rue et la place de la République sont des endroits centraux, par lesquels on passe forcément ou presque, et qui sont (presque) tout le temps spectaculaires pour la Fête des Lumières. Ce sera davantage encore le cas cette année avec un thème asiatique signé (et installé sur place) par la société Haitian Lantern. Fruit d’une collaboration entre les villes de Lyon et de Zigong en Chine, des centaines de lanternes vont flotter sur la rue de la République (« les lanternes de Zigong ») pour amener les visiteurs jusqu’à la place éponyme où les attendra, dans le bassin, une carpe koï géante et très visuelle, transformée en dragon de lumière.

 

 

4- La place des Terreaux (1er arrondissement)

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S’il y a un lieu incontournable, c’est bien la place des Terreaux. Au fil des années, on y a vu le « pire » comme le meilleur, et la barre a été placée très haut lors des dernières éditions. Après la « Terre aux lumières » des génies lyonnais de la Cité de la création, place cette année à « Sans dessus, dessous », une « histoire » monumentale projetée sur les murs des bâtiments. Une invitation à s’interroger sur les déréglements climatiques lors d’un voyage au côté d’un savant fou, sur les traces d’une chouette qui a déréglé le mécanisme… L’installation est confiée à Joseph Couturier et la société familiale éponyme, habitués du festival des Vieilles charrues depuis vingt ans et signataires d’un Petit prince lumineux à Paris et de « Pierrot le feu » en 2013 sur la place Bellecour. Un show spectaculaire qui ne nous avait pas totalement convaincu. C’était un peu… sens dessus dessous.

 

 

5- Le parc de la Tête d’Or (6e arrondissement)

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Le parc de la Tête d’or est déjà un lieu magique en temps normal. Mais pour la Fête des lumières, il l’est encore plus et fait partie des lieux qu’on ne manque jamais. Mis en lumière assez récemment, il a rarement été « raté ». L’installation de cette année, « Songe(s) d’une nuit dorée », est très prometteuse : il est question d’or, de lumière, d’onirisme, d’oiseaux dorés, de chemins qui se troublent et (enfin?!) d’un magicien tête d’or qui sort de l’eau et fait naître des comètes de feu… Un autre monde qui fait rêver non ?! Marie-Jeann Gauthé et Guillaume Périole, les concepteurs, ont déjà officié plusieurs fois aux Lumières depuis 2010 (uniquement sur des places, Lyautey, République et des Terreaux).On y croit !

 

 

6- Les voûtes sous Perrache (2e arrondissement)

voutes-sous-perrache Wonderland Helen Eastwood et Laurent Brun

 

Les voûtes sous Perrache sont un tunnel, qui permet de passer de Bellecour à Perrache. Il a déjà été mis en lumière de plusieurs façons : des poissons gonflés à l’hélium, un hommage au cinéma, un voyage en train… Cette année, place à une jungle virtuelle inspirée des jeux vidéo, « Wonderland », avec plein d’animaux ! On a bon espoir, car c’est une création de LNLO, qui a allumé avec succès et interactivité la gare Saint-Paul lors des deux précédentes éditions (« Dress code » et « Jackpot »).

 

 

7- Le cours Charlemagne (2e arrondissement)

bubble-gum ste blandine adrien bertrand marion chauvin

 

papillotte DR GL EVENTS

 

Cet axe, qui relie Perrache au quartier du Confluent, est régulièrement très bien mis en lumière. Cette année ne devrait pas déroger à la règle, avec du rose partout : en « Bubble gum » sur le cours Charlemagne et en « papillotte » sur l’église Sainte-Blandine. Avec le premier, les passants seront invités à déambuler autour d’une déclinaison de deux « classiques » urbains : la voiture et le chewing-gum. Rigolo. Ses concepteurs avaient mis des palmiers au même endroit en 2014 (« Palm beach ») et ont imaginé un verre à cocktail lumineux (« Cocktail party ») qui se remplira cette année place Saint-Nizier.

 

 

8- Les jardins du musée des Confluences (2e arrondissement)

jardin-des-confluences-globoscopes-2.0Collectif coin

 

Ouvert il y a tout juste un an, le musée des Confluences accueille une installation dans ses jardins. « Globoscope 2.0 » propose une promenade au milieu de dizaines de globes lumineux et sonores, placés mathématiquement (comme à Vaise en 2014). Une idée très photogénique. Le Collectif Coin a déjà participé aux Lumières, avec des centaines de ballons accrochés place Gailleton.

 

 

9- Les Subsistances (1er arrondissement)

SUBlum Matthieu Tercieux Collectif bandits visions

 

Encore un endroit qu’on est heureux de voir allumé cette année. Les Subsistances, ancien couvent puis camp militaires des bords de Saône devenues haut-lieu de la création artistique, seront de la fête. Au programme, deux installations : « LUM.E#1 » (annoncée comme la première étape d’une installation « interactive, immersive et ludique ») imaginée par Matthieu Tercieux (qui n’en est pas à son coup d’essai et a déjà signé des oeuvres lumière sympas) et le collectif Bandit visions et « Les étoiles et les constellations vacillent », une création encore mystérieuse des locaux, les élèves d’IDEA (Innovation, design, entrepreneurship et arts).

 

 

10- Deux bus lumineux

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magic-bus Beam art

 

On ne sait pas ce que ça donnera, mais ça nous intrigue assez pour aller y jeter un oeil. Deux camions vont sillonner la Fête des Lumières: le « magic bus » du collectif Beam’Art et le « lightgraff truck » de Guillaume J. Plisson. Le jeu sera de géolocaliser le premier et de le suivre pour le voir se transformer en oeuvre lumineuse mobile et de s’initier à la technique du « lightgraff » (dessins lumineux grâce à une pose lente photographique) avec le second. Ce dernier changera de lieu tous les soirs (le 5 à la Guillotière, le 6 place Bellevue, le 7 à la Confluence et le 8 à Fourvière) et on pourra télécharger ses oeuvres lumineuses sur fond lyonnais, en souvenir.

 

 

On ira voir aussi :

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La cathédrale Saint-Jean (« Evolutions ») souvent inégale, la gare Saint-Paul (« Voyage »), le théâtre des Célestins (« Coups de coeur », un coeur gonflable qui anime la façade aux rythmes des battements), la fontaine des Jacobins (« Fontaine d’étoiles » sur les quatre statues), la rue Edouard-Herriot (« Full color », des cercles lumineux scintillants imaginés par Hexagone illumination qui avait superbement allumé la rue de la République d’arches lumineuses en 2012 et 2013), la place Saint-Nizier (« Cocktail party », un verre rempli de lumière signé des créateurs des palmiers du cours Charlemagne l’an dernier et du Bubble gum de cette année), la parade des « Lampadophores » quai Saint-Antoine (deux rendez-vous par soir), la place Pradel (« Arbore’lum », des lianes lumieuses, les plantes lui vont toujours bien), la place du Maréchal-Lyautey (des « footballeurs », on est à Lyon quand même), la place Bellecour (« Un songe forain » sera projeté sur la grande roue), la place Antonin-Poncet (pour son « vol de nuit » dédié à Saint-Exupéry), la piscine du Rhône (un « Caprice », pour une fois), la place Charles-Marie-Widor (réinvestie cette année par le Laboratoire des Asphodèles sur le thème du jeu), la basilique Saint-Martin-d’Ainay (allumée de « visages d’Orient » et qui accueille un événement spécial de quatre jours avec crèche, visites guidées et messes), la place Carnot (pour « Noctilux », un Lego géant au milieu du marché de Noël), le quartier du Confluent (« Shi-Zen » sur la darse et « Deep web » dans l’Hôtel de région, un son et lumière entre classique et électro sur le modèle des années précédentes), la place Sathonay (un endroit qu’on adore, animé par « Un piano sous la neige », le concert d’un pianiste métallique imaginé par Jean-Luc Hervé, un habitué de la Fête), l’amphithéâtre des Trois-Gaules (« Roboticum »), la montée de la Grande côte (« Genius (Scala) », un jeu de miroirs), la place Colbert (« We are the Band », le concert interactif et participatif d’étudiants de l’université d’Aalborg), la place des Tapis (« Urban art light », une initiation à l’art urbain avec un artiste différent chaque soir), le lycée professionnel Jacques de Flesselles (pour ses « Balloons »), le Centre Berthelot (« Résistances… » et « Kontakt », deux installations au milieu d’un événement spécial et plusieurs jours de concerts classiques), le feu d’artifices (le 8 décembre à 20h30 dans le 6e, entre la passerelle du Collège et le quai Sarrail, précédé d’un défilé de méduses lumineuses, « Oceana medusa » et il y a aussi celui de l’Ile Barbe, le 7 à 19h30), l’ex gare des Brotteaux mise en lumière pour la première fois (« Numeria », une projection monumentale par Theoriz, présent depuis plusieurs années), la place Béraudier (pour son éléphant rouge fait de 500 bidons recyclés), la place Ambroise-Courtois et l’avenue des frères Lumière (surtout le 8 décembre, pour la parade et le show pyrotechnique « Flower power ») et les places de l’Abbé-Pierre et de Paris (un peu loin, dans le 9e, mais où sera installée une bétonnière boule à facettes)…

 

 

Les mises en lumière pérennes

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Chaque année, la Fête des Lumières inaugure la mise en lumière permanente d’un nouveau bâtiment. Si la plus emblématique de l’édition est la façade des Halles de Lyon (« Thank you Monsieur Paul » (Bocuse), un hommage au grand chef cuisinier lyonnais signé Gilbert Coudène et les Allumeurs de rêve), il y en a plusieurs en 2015 : les façades de l’Antiquaille rénovée, les ponts Wilson et Lafayette et la tour Incity.

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Le coin pratique

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> Fête des Lumières 2015 de Lyon (France) du samedi 5 au mardi 8 décembre 2014.

> Horaires : de 18 h à 1 h du matin le samedi, de 17h30 à minuit le dimanche et de 18 h à minuit le lundi 7 et le mardi 8-Décembre. On vous conseille de faire un tour lors de la soirée des essais, le vendredi 4 décembre.

> Entrée libre et gratuite aux différentes installations.

> Site officiel par ici

> Application : En vigueur depuis plusieurs éditions, n’oubliez pas de télécharger l’application mobile de la Fête, très pratique pour se déplacer d’une installation à l’autre (elle n’est pas encore active en cette mi-novembre). Ou prenez la carte à l’un des chalets d’information (à défaut, le programme est téléchargeable sur le site).

 

Pour aller plus loin

Notre bilan 2014

Notre bilan 2013

Notre bilan 2012

Notre bilan tout court

 

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Crédits : Droits Réservés à la Ville de Lyon, aux concepteurs et producteurs des œuvres pour l’ensemble des visuels

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