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A la fin de la route | 21 novembre 2017

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Bienvenue à Graceland, la demeure éternelle du King

Bienvenue à Graceland, la demeure éternelle du King
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C’est un tel monument que l’on a tardé à se frotter à la chronique. Mais ça y est, on est prêt à vous parler de Graceland, la mythique demeure du King, Elvis Presley, à Memphis. L’une des étape-phares de notre roadtrip 2013 sur les routes du sud des Etats-Unis. On l’avait ratée l’année d’avant, le détour était trop important; du coup, elle a un peu participé à dessiner celui qui a été l’un de nos meilleurs roadtrips.

Pas besoin d’aimer Elvis pour y aller (quoique). Plus de 600 000 visiteurs y défilent chaque année, en particulier le 16 août, pour « l’anniversaire » de la mort du King (le 37e en 2014), ici-même (mais aussi le 8 janvier, pour celui de sa naissance). Toute la semaine est décrétée « Elvis week« . On y est allés quelques jours plus tard. Dommage, on n’aura pas vu les centaines de sosies se recueillir devant sa tombe à la bougie. Mais ouf, ce n’était pas la cohue qu’il y a à ce moment-là. Suivez le guide, on vous emmène faire un tour dans le Memphis d’Elvis : à Graceland oui, mais pas seulement.

 

 

Pendant 48 heures, on a été « bercés » par la musique du King, diffusée partout. Pour que votre visite soit la plus réaliste possible, on vous invite à lire en musique. Voici un petit lecteur, mettez une pièce virtuelle dans le juke box et c’est parti.  

 

 

Vu qu’il n’est pas évident de se rendre compte, voilà une carte du site. Le Elvis Presley Bvld sépare Graceland de la billetterie et des autres expos. Il est assez facile de se garer aux environs.

 

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1. Graceland

Graceland est d’abord une promesse. Celle que le jeune Elvis Presley s’était faite de gagner un jour assez d’argent pour mettre ses parents, Gladys et Vernon, à l’abri du besoin et de leur offrir une belle maison. Le succès venu (avec « Heartbreak Hotel« ), il a acheté « Graceland » en 1957 (Graceland était déjà Graceland à l’arrivée d’Elvis, puisqu’elle a hérité du nom de son ancienne propriétaire, dont la famille possédait la maison depuis plus d’un siècle) et a installé toute sa famille dans cette gigantesque demeure coloniale d’une vingtaine de pièces qui avait accueilli le tournage d’ « Autant en emporte le vent« . Il l’a faite redécorer à son goût (que nous qualifierons d’inimitable ou de personnel). Il y a vécu vingt ans et c’est ici, à l’étage, qu’il est décédé d’une attaque cardiaque le 16 août 1977. Graceland est la deuxième résidence privée la plus visitée des Etats-Unis après la Maison blanche. Ouverte au public en 1982, elle a été classée « National historic landmark » en 2006.

 

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Pour visiter Graceland, plusieurs possibilités et « packs » correspondants. On a pris l’intermédiaire, le Platinum (Graceland + le musée de ses voitures + les avions + les expos en cours). Comptez 37 dollars par tête. C’est cher, mais au final on a vraiment l’impression d’en avoir pour son argent (et c’est sans compter le budget souvenirs, car il y a de quoi faire). En plus, le ticket (qui se déchire en plusieurs morceaux) est valable plusieurs jours; une seule fois pour chaque site. En se pressant un peu car arrivés à 14h30, on a finalement tout fait en quatre bonnes heures. Il nous en est restés un pour visiter sa maison natale, devenue musée, à Tupelo (Mississippi).

 

Au premier coup d’oeil (et comme beaucoup de maisons de stars), Graceland déçoit. La maison du King, cachée derrière des murs de pierres où des milliers de visiteurs (anonymes et connus) ont inscrit des petits mots, se trouve au bord de la route principale, presque dans une sorte de zone industrielle/touristique. On peut passer devant à pied, mais pour entrer à l’intérieur, il faut un pass.

 

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Le site se divise en plusieurs morceaux: la maison à proprement parler, d’un côté de la route (devenue « Elvis Presley Blvd), et les musées et magasins en face. Commençons par le principal, la maison. Première étape : la photo souvenir, avant de monter dans un bus qui traverse la route et est seul autorisé à passer le portail. On nous distribue des audioguides : coup de pot, le mien est en français. Quelques minutes plus tard, nous voilà à l’entrée.

 

 

On pénètre au rez-de-chaussée. On a de la chance, on est un petit groupe. Car sur les écrans c’est indiqué: « Au cas où vous ne pourriez pas entrer dans toutes les pièces… » réessayez ou suivez le film. C’est hyper kitsch : piano, vitraux de toutes les couleurs, dorures, cristal…

 

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C’est aussi l’heure de la première déception : on ne verra que le rez-de-chaussée, « l’étage a toujours été privé, Elvis ne recevait des visites qu’ici. Nous avons décidé de respecter sa mémoire« . Mouais. Dommage, c’est juste au-dessus qu’Elvis est mort, le 16 août 1977, dans sa salle de bains. La légende dit que c’était sur les goguenots, mais on nous privera de tous ces détails. C’est là aussi que se trouvait sa chambre, qui n’a pas bougé depuis. La voix off est assurée par Priscilla et Lisa-Marie. Comme partout, la musique est omniprésente (il y a même une radio spéciale); on pense aux employés, qui doivent devenir fous à force d’écouter en boucle Viva Las Vegas. 

31Un-nNlUAL._SY300_Après le salon, on enchaîne (en descendant d’un étage) avec la cuisine (là où Elvis s’enfilait ses célèbres mélanges improbables comme les bananes au beurre de cacahuètes), le salon « jungle » (avec cascades), le salon télé avec son emblème éclair « TCB » (Taking Care of Business, son leitmotiv et le nom de ses choeurs après 1969 et jusqu’à sa mort) et trois écrans. Elvis avait appris que le président Jefferson avait trois téléviseurs, pour se tenir au courant, et l’avait imité. Puis la salle de billard.

 

 

 

 

 

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On poursuit, en repassant par l’extérieur, par plusieurs salles et un autre bâtiment avec tous ses disques d’or et récompenses. Là on se dit que c’était énorme quand même ce mec qui a vendu plus d’un milliard de disques sans internet et sans se produire en-dehors du sol américain !  On voit, derrière une vitre, la pièce d’où ses parents et son équipe géraient ses affaires. Costumes, salle de sport et de racquetball (mélange de squash et de tennis). Vous saviez vous, qu’il avait été ceinture noire de karaté ?

 

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Elvis nous laisse en tout cas une impression: celle d’un bon gars. Et Dieu qu’il était beau à ses débuts ! On termine par l’extérieur, avec piscine, chevaux, mais surtout le jardin du souvenir (« meditation garden« ), où le King est enterré avec ses proches (dont son « fameux » jumeau mort-né, Jesse). L’heure est au recueillement le plus total.

 

 

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A sa mort, il avait été enterré ailleurs (au Forest Hill Cemetery de Memphis) puis rapatrié à Graceland en octobre 1977 pour des raisons de sécurité (tentative de vol de sa pierre tombale). On est interpellés : c’est la grand-mère qui a enterré tout le monde. On passe devant des couronnes de fleurs envoyées du monde entier car il est temps de remonter dans notre bus.

 

 

On vous conseille de revenir traîner dans le coin de nuit. Tout sera fermé mais Graceland sera illuminée.

 

 

 

2. La flotte du King

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Retour au « pôle touristique » pour une seconde visite : le « Lisa-Marie« , l’un des avions du King. On a beaucoup aimé l’entrée, qui reproduit celle d’un aéroport avec un détecteur de « fan d’Elvis » (ouf, on était bons !). Comme toute star qui se respecte, Elvis avait son propre avion, un Convair 880 ayant appartenu à la compagnie Delta. Il avait été construit en 1958 pour transporter 96 passagers. Elvis l’a racheté en 1975 pour 250 000 $ et en a investi plus de 800 000 pour le transformer à son goût (des plus sûrs). Il lui a donné le nom de sa fille et a apposé son logo TCB sur l’aile.

Même si sa maman avait peur de le savoir dans les airs, il a utilisé ce « Graceland volant » 221 fois en deux ans (dont apparemment lors d’une légendaire soirée pour un aller-retour bouffe dans une autre ville). L’avion, qu’il surnommait le « Hound dog 1« , (il le cryait all time), est composé de plusieurs pièces : un salon, une salle de conférence, une salle de bains (avec des vasques en or 24 carats comme les boucles de ceinture des sièges), une chambre avec un lit « King » size (logique) et la télé. Tous les sièges étaient en… (wait for it) blue suede (comme les shoes) bien sûr ! Ca rend plutôt gris-vert sur les photos. Impossible de toucher : tout est protégé par des housses de plastique.

 

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Une fois descendus, allez faire un tour dans l’autre « petit » avion, le « Lockheed Jet star« . Elvis le surnommait le « Hound dog II » (Ain’t no friend of mine… Running joke). Il en fait l’acquisition la même année, mais celui-ci servait davantage pendant ses tournées, pour des repérages et le transport de son staff. Cela ne l’a pas empêché de le décorer lui-même, avec des tapis bleus, du jaune soleil et du vert « citron de Floride ». Dans celui-ci on trouve un bar, un four, un cabinet de toilette et un système stéréo.

 

 

 

3. Le garage d’Elvis

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The Elvis automobile museum, un grand moment ! Une vingtaine de belles et grosses caisses ayant appartenu à Elvis sont à découvrir, ainsi que ses motos, son kart et son buggy. Ma préférée : sa Pink Cadillac (un véritable casse-tête pour la trouver en modèle réduit, vu qu’il y en a dix différentes). 

 

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La Mercedes 280 SL Roadster qu’il a offerte à Priscilla en 1970. La Rolls royce blanche Silver Cloud 111 aux sièges en cuir bleu qui a ensuite appartenu à l’acteur Michael Landon (« La petite maison dans la prairie).

 

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La Stutz Blackhawk 1971 noire (présentée sous des sunlights), première du sol américain. La « légende » dit qu’elle avait été commandée pour Frank Sinatra, mais qu’Elvis a réussi à la récupérer. Il en a ensuite eu une autre, décapotable aux sièges rouges, redécorée à son goût, dont il aimait dire qu’elle était l’une de ses préférées. C’est au volant de cette dernière qu’il est rentré pour la dernière fois à Graceland le 16 août 1977. C’est vraisemblablement la dernière qu’il ait conduite.

 

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La Lincoln continental Mark II : il n’y en a eu que 3000. Inaugurée au salon de l’auto de Paris en 1955, elle a été l’une des premières voitures d’Elvis, payée avec ses premiers cachets. Il est arrivé au volant à Miami en 1956 et ses fans l’ont recouverte de rouge à lèvre. On l’a vu souvent à bord, notamment dans le film « King creole« . Il a eu une autre Lincoln, en 1962, qu’il a voulue blanche avec un alligator doré… et des « portes suicide » (qui s’ouvrent vers l’arrière).

 

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La Pink cadillac Fleetwood (1955) : il en a apparemment eu plusieurs, mais celle-ci est certainement la plus célèbre de toutes (roses et autres). Il n’y a qu’à voir ses déclinaisons dans les gift-shops… C’est l’une des rares qu’il ait toujours gardée. Customisée, il s’en servait surtout pour se balader avant de la donner à sa mère, Gladys, dont c’était la préférée. Autre girly : la Cadillac Eldorado (1956) qu’il a fait repeindre d’un violet électrique (je me demande si ce n’est pas elle qui a créé la couleur purple). Cette icône était à l’origine blanche. Un fan a réussi à la racheter et elle a été rénovée de fond en combles.

 

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La limousine Mercedes Benz 600 (1969): initialement, ces grosses limos à six portes étaient réservées à une élite de dignitaires et de membres de la royauté. Elvis en voulait une, il a acheté celle-ci à Hollywood en 1970. Toit ouvrant, télé, téléphone, elle était considérée comme le summum de l’auto. Il était conduit dans Beverly Hills et à ses concerts avec. On la voit dans le documentaire « Elvis on tour ».

 

Les joujous d’Elvis

A côté des belles limos : des motos, un buggy rose bobon, la Willy Surreys jeep, vue dans « Blue Hawaii » qu’il a achetée pour moins de 2000 dollars en 1960. Vous pourrez peut-être en apercevoir une à l’extérieur : les « gardes » de Graceland se baladent sur le site avec un buggy similaire. Il y a aussi des trikes, une voiture à pédales (celle de Lisa Marie), une motoneige… Et d‘autres modèles sont exposés de façon éphémère.

 

 

Ne manquez pas le petit documentaire qui le montre au volant de grosses cylindrées, dans ses films, et retrace l’épopée automobile cinématographique d’Elvis. Pas sûr qu’il ait fait un film sans être au volant d’un truc. Diffusé sur un écran dans une reconstitution de drive-in.

 

 

Il y en a aussi dans son musée de Tupelo (Mississippi).

 

4. Les expos

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Elles changent régulièrement. Nous, on en a fait trois. Celle de l’année 1968, qui a marqué un tournant dans la carrière d’Elvis,  celle de son lien ténu avec Hawai et sa page Las Vegas. Elles sont toujours d’actu en 2014. Une nouvelle est en place jusqu’en 2015: « 60 years of Elvis » (et oui, il aurait eu 79 ans).

 

Le Hawai d’Elvis : musique, films et plus encore

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Elvis avait un lien particulier avec Hawai. Il y est allé pour la première fois après avoir reçu beaucoup de lettres de fans et y est ensuite toujours retourné. Il y a tourné « Blue Hawaii » et « Paradise, Hawaiian-Style » et y a donné un grand concert retransmis en direct par satellite, « Aloha from Hawaii« , en 1973. C’était une première mondiale. Expo riche et multimedia avec de très belles photos rarement montrées et des vidéos de son premier concert sur l’île en 1957 et ses costumes (combinaison et veste en lamé or, c’est pas tous les jours qu’on va sur une île !).

 

Elvis: live from Vegas

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Il n’y a pas été en résidence comme Céline Dion mais Elvis Presley a donné plus de 500 concerts à Las Vegas (un tiers du total de ses prestations). Il a commencé dès 1957. C’est là qu’il a pu être applaudi par un public international, vu qu’il ne s’est jamais produit hors des Etats-Unis. L’expo retrace ces années Vegas, encore plus bling-bling que les autres.

 

Elvis 68′ special

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On en a aussi fait une troisième, « Elvis 68′ special« . Elle est assez petite (et dans un magasin). Mais elle est intéressante puisqu’elle raconte un grand tournant dans la carrière d’Elvis, son come-back à Noël 1968 à la télévision, sur NBC. C’était le 3 décembre 1968. Sa tenue, la chaise sur laquelle il était assis, des passages de l’émission, le disque qui a suivi et les titres sélectionnés par la chaîne sont présentés. Cette émission a été historique puisqu’elle a relancé la carrière d’Elvis, mise à mal par le succès de groupes comme les Beatles. Il était absent de la scène musicale depuis sept ans. Le concept, nouveau, entre one-man-show et « Devine qui vient dîner ce soir« , est un succès.

> Ceux qui prendront le VIP tour auront droit à d’autres expos (comme Elvis à travers les yeux de sa fille).

 

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5-Les gift shops

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Vous ne pourrez pas passer à côté et ça sera très très dur de ne pas craquer. Dans une dizaine de gift-shops, vous trouverez tout ce qui est possible et imaginable (et plus encore) à l’effigie d’Elvis. Vous pourrez même poser pour une « vraie » photo avec Elvis (trucage à partir de photos du King) ou vous faire confectionner une réplique de l’un de ses costumes (environ 3000 $). Collection de magnets impressionnante, tous les disques, bijoux, pyjamas, décos de Noël, blue Suede shoes. Il y a même un Monopoly et une Barbie. Ils sont cruel.

 

 

Il y a des magasins à chaque sortie de musée et (voire dans) les expos, au Heartbreak hotel… déclinés par thèmes. N’hésitez pas à repérer un peu avant de passer à la caisse ou à marcher quelques centaines de mètres. Des boutiques (comme « Souvenirs-the beat goes on » ou « Memphis outlet« ) affichent des prix moins nettement chers (mais, à quelques exceptions près, les produits aussi sont plus cheap).

 

 

Il y a aussi plusieurs restos et snacks. Le Rockabilly a la particularité de servir les plats préférés d’Elvis. Attention, son top 3 était quand même composé de sandwiches banane-beurre de cacahuètes, de boulettes de viande au bacon et de tarte à la patate douce. On vous aura prévenus les morfalous !

 

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Graceland, le coin pratique

> L’adresse : 3764 Elvis Presley Boulevard (ex Highway 51), Memphis (Tennessee). Billetterie au 3765.

> Distances
Memphis Centre – Graceland : 14 km (12 minutes)
Nashville – Graceland : 345 km (3h15)
Little Rock – Graceland : 230 km (2h20)

 

> Le site : http://www.graceland.com/   Le site est vraiment bien fait, avec plein de sections en français et une « Gracecam » 24/24. Il y a aussi une visite virtuelle.

> Elvis week 2014 : du 9 au 17 août

> Ouverture et tarifs : Ouvert tous les jours sauf Thanksgiving, Noël et quelques jours fériés (tout est détaillé sur le site). Tarifs : de 34 dollars (maison seule) à 72 dollars (VIP Tour)

 

 

Mais ce n’est pas fini. Il y a d’autres endroits à Memphis et en dehors dédiés au King. 

 

6. Le Sun studio

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On n’a malheureusement pas eu le temps de le visiter (on s’en mord les doigts), mais on n’a décemment pas pu au moins s’y arrêter, de nuit. Voilà le Sun studio de Memphis. Le jeune Elvis a poussé sa porte en 1953 et y a enregistré deux chansons pour sa mère. Le patron, à la recherche de jeunes chanteurs, l’a rappelé peu de temps après… Ce studio, toujours en activité, se présente comme le lieu de naissance du rock’n’roll et du « million dollar quartet » : Elvis, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis et Carl Perkins s’y sont retrouvés en 1956.

> L’adresse : 706 Union avenue

 

7. Les autres maisons d’Elvis

Elvis a vécu une trentaine d’années à Memphis, et dans une dizaine de maisons. Vous pouvez en faire le tour en pèlerinage (mais toutes ne sont plus « debout »). Citons la première résidence de la famille Presley, arrivée de Tupelo (370 Washington St, aujourd’hui terrain vague) et celle d’avant Graceland, au 1034 Audubon street, qu’il a quittée en quête de vie privée, toujours visible.

 

Où dormir pour rester dans l’ambiance 

Vous ne pourrez pas dormir dans un hôtel ou un motel standard à Memphis, il vous faut une ambiance Elvis pour vivre l’expérience à fond ! On a joué le jeu et on en a testé deux : Le Heartbreak hotel et le Days Inn Graceland. On a préféré le premier pour le trip, le second pour l’ambiance.

 

Le Heartbreak hotel

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Hommage au titre du King, le Heartbreak hotel est un must, l’hôtel « officiel » de Graceland. Les fans seront dans leur jus : musique partout, dedans comme dehors, velours flashy, chambres plus soft décorées de photos du King, resto, bar, gift-shop et piscine en forme de coeur (à l’extérieur). Elle est difficile à prendre en photo et on la voit difficilement. Sympa, ils m’ont filé une clé de chambre (apparemment la seule qui ait une vue complète dessus). C’est la 520. Le petit dej au Heartbreak, c’est the place to be pour assister à un débat de fans : Love me tender ou Can’t help falling in love ? On a choisi… des oeufs au bacon.

> L’adresse : 3677 Elvis Bvd. De 115 à 605 dollars la nuit.
> Le site :  http://www.graceland.com/visit/heartbreakhotel.aspx

 

 

Le Days Inn Graceland

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A bien y réfléchir, celui-ci est peut-être encore mieux. Motel, un poil plus kitsch, pas beaucoup plus loin mais un cheveu moins cher, le Days Inn Graceland a aussi sa piscine (mais en forme de guitare) et des chambres à la gloire du King proprettes. On a préféré son ambiance. Et son humour : plein de petits messages à méditer (« parkings réservés aux fans… les contrevenants seront all shook up« ).

> L’adresse : 3839 Elvis Presley Blvd, De 80 à 100 dollars la nuit. Petit-déj inclus.
> Le site : http://www.daysinn.com/hotels/tennessee/memphis/days-inn-memphis-at-graceland/hotel-overview

 

 

 

Elvis, une star planétaire dont on ne sait pas grand chose

sweater-elvis-1957On a beau connaître un beau panel de ses chansons, avoir peut-être même eu son visage en décoration dans son salon, que sait-on vraiment d’Elvis Presley ? C’est ce qu’on s’est dit en visitant Graceland et en apprenant tout plein de détails sur sa vie. Malgré un déluge d’excès, de décadence et de paillettes, on a bien ressenti une vraie fragilité du personnage qu’on a finalement eu du mal à percer.

Elvis Aaron Presley (c’est son vrai nom) est né le 8 janvier 1935 à Tupelo (Mississippi). Il aurait des racines multiples (y compris normandes !). Gladys et Vernon Presley attendaient des jumeaux mais Jesse est mort-né. La famille, pauvre, a déménagé à Memphis (Tennessee) lorsqu’il avait 13 ans. Il a emmené avec lui la guitare qu’il avait reçue à ses onze ans. Elvis grandit aux sons du gospel, de la country et du blues (qu’il écoutait en cachette) et devient chauffeur-livreur.

Mais il a envie de tenter sa chance dans la musique et pousse pour la première fois la porte d’un studio (le mythique « Sun » de Memphis) et y enregistre deux titres qu’il offre à sa maman. Il est repéré et se lance avec son premier groupe, les « Blue moon boys« .

BlueMoonBoysDès les premiers concerts, il déchaîne les foules :  son déhanché lascif, jamais vu, excite autant ses fans que ses détracteurs (d’où son sobriquet de « Pelvis« ). On cherche même à le faire interdire et à le censurer! Sinatra fait partie de ceux qui auront les mots les plus durs. Trop tard, une icône, le King, est déjà en train de naître et l’Amérique découvre le rock’n’roll. Hollywood s’intéresse à lui et il tourne ses premiers films (il y jouera souvent son « propre » rôle). Il s’adjoint les services d’un manageur charismatique, Thomas Andrew Parker, surnommé le Colonel. Le duo va changer le monde du spectacle, en inventant ou presque le marketing musical, à coup de produits dérivés et de premières inédites. Elvis enchaîne les disques d’or et s’offre Graceland. Mais en 1958, le jeune premier doit mettre sa carrière entre parenthèses : il doit faire son service militaire. Il est mobilisé en Allemagne. Il déprime. Il y restera deux ans. Sa mère est morte peu de temps avant son départ, et il ne s’en remettra jamais. Mais c’est en Allemagne qu’il rencontre Priscilla Beaulieu, la femme de sa vie encore adolescente, et son père sa future deuxième épouse. Tout le monde rentre à Graceland.

 

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Elvis se consacre au cinéma. Il tourne une trentaine de films, tandis qu’apparaissent des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones sur la scène musicale. Elvis a perdu sa place. Il sombre et multiplie les excès (et double de volume au passage). C’est la télévision qui va le remettre sur les rails: l’émission « Elvis 68′ comeback special » sur NBC va relancer sa carrière, musicale. Il dit adieu à Hollywood, Lisa Marie, son enfant chérie, vient au monde. Des titres comme « Suspicious minds » le propulsent en haut des charts. Il prépare aussi son retour à Las Vegas. En 1972, c’est la séparation d’avec Priscilla. Dès 1975, sa santé décline mais il ne ralentit pas le rythme. Il est bouffi. Il fera sa dernière tournée en juin 1977.

web-elvis-rexIl rentre à Graceland où il meurt, le 16 août 1977. Sa fille, sa famille ainsi que sa compagne du moment, Ginger Alden, actrice-mannequin, sont présents. Il est retrouvé inanimé. Cause de la mort : attaque cardiaque. Mais les rumeurs les plus folles ont couru à ce sujet : overdose, maladie chronique ou cancer. Il a aussi été question d’assassinat et de mort déguisée. Certains croient dur comme fer qu’il est encore vivant aujourd’hui!

Quelques infos à balancer sur Elvis (pour faire son intéressant) :

> Elvis était très croyant
> Il n’a pas écrit une seule des 800 et quelque chansons qu’il a interprétées
> Il est l’artiste (solo) à avoir vendu le plus de disques dans le monde
> Il est le premier à avoir été retransmis en concert et en direct dans le monde entier par satellite
> En raison de son déhanché lascif, il était surnommé « Pelvis »
> La phrase mythique « Elvis has left the building » vient du promoteur Horace Logan, qui avait lancé une émission hebdomadaire sur Elvis. Pour gérer le flux d’adolescentes à la sortie du studio, il a dit cette phrase aux videurs qui est devenue mythique et a été utilisé à chaque fin de ses concerts, pour annoncer qu’il n’y aurait plus de « bis »

 

Insolite : Little Graceland, le musée de son pote de régiment

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On pourrait presque faire un trip spécial Elvis à travers les Etats-Unis, tant il a laissé son empreinte dans son pays. L’an dernier, outre Graceland, on est passé devant plusieurs maisons lui ayant appartenu à Palm Springs (Californie), y compris celle où il a passé sa honeymoon avec Priscilla. Cette année, lors de notre roadtrip de l’Oregon au Texas, on est tombés sur une vraie curiosité (malheureusement fermée ce jour-là). A Los Fresnos (Texas), Simon Vega, un prof à la retraite qui s’est retrouvé à l’armée avec le King en Allemagne, a transformé plusieurs pièces de sa maison en musée dédié à son pote de régiment. Il a collectionné des objets toute sa vie avant de les montrer au public il y a vingt ans.

 

 

Sur la porte, un panneau dressant la liste des résidences privées-musées américaines les plus visitées : la sienne serait en 7e place (après la Maison blanche, Graceland, Mount Vernon (la maison de George Washington en Virginie), Monticello (le domaine de Thomas Jefferson en Virginie) et les Lincoln log’ cabins (Illinois).

Simon, qui a donné Elvis comme deuxième prénom à son fils et composé « The ballad of Elvis Presley » organise son propre festival, aux dates de naissance et de mort de son King.

> L’adresse : 701 West ocean boulevard, Los Fresnos (Texas). En fait c’est plus compliqué à trouver : au sud de la Highway 100, sur la droite en direction de Port Isabel (ou South Padre Island).

 

Pour aller plus loin

Nos autres chroniques sur le Tennessee

 

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Comments

  1. Marie

    Merci pour cet article hyper complet !
    Savez-vous où l’on peut réserver nos billets au préalable sur internet svp ?
    Bonne continuation de ce superbe blog qui nous aide énormément !

  2. Bonjours je m’appelle isabelle et depuis toute petite c’était mon idole et je chanter ses chansons mon reve c’est d’aller au états unis merci beaucoup chaos

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