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A la fin de la route | 12 septembre 2017

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C’était notre premier voyage aux Etats-Unis

C’était notre premier voyage aux Etats-Unis
falbalala

En préparant notre futur roadtrip aux Etats-Unis, comme chaque année (à croire que cela devient une tradition, mais quand on y a goûté…), on ne peut pas s’empêcher de repenser à la première fois où l’on y est allés. C’était à l’été 2008, en juillet, en 22 jours. On était tout jeunes, c’était la première fois et le rêve américain nous attendait. Rien n’était pareil : aujourd’hui, on connaît tous au moins cinq personnes qui sont à New York en ce moment, on y est très connectés…

 

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Mais il y a six ans, ce n’était pas encore ça. On commençait tout juste à utiliser Facebook, Abercrombie n’existait que là-bas… Le World Trade Center était encore en pleins travaux, le 11 Septembre n’était pas si loin et Obama était en pleine (première) campagne. Ce voyage n’avait rien à voir avec ceux que l’on fait maintenant : on était partis en famille (il fallait penser à des activités qui contenteraient trois générations confondues), en voyage semi-organisé  (seules deux nuits n’étaient pas réservées) et on avait pris l’avion plusieurs fois pour éviter de trop longues tirées en voiture.

 

On avait fait la côte Est. Arrivés à Montréal, on avait pris le départ en Floride pour remonter au Canada, en voiture et en avion. Mais ce voyage initiatique reste bien là dans nos coeurs, et on vous avoue qu’on projette de le refaire, à notre sauce. On vous a ressorti les photos (les rescapées, vu qu’elles ont essuyé une casse de disque dur lors d’un déménagement et un effaçage en règle pour filmer Florence en Italie). Note : c’est ma faute (JP)

 

 

1. Arrivée au Québec : Montréal

 

Après un vol direct Lyon-Montréal (Oh my God, je n’avais jamais pris l’avion si longtemps, j’ai bien flippé !), on atterrit droit dans les bras des cousins québécois. On reste une journée, le temps de les voir, d’apprendre le vocable local, de faire un bon barbec et les dernières courses. Passage rapide dans le vieux Montréal, son parc puis le tracé du circuit de Formule 1. Un accueil comme j’en ai rarement vu.

 

2. Miami

 

On reprend l’avion à Montréal pour la Floride (après un retard de trois heures pour problème technique. Argh). Le vol a été rude : serrés comme des harengs, séparés et ça a pas mal secoué. Atterrissage à Miami après une vue magnifique sur la ville. Il fait une chaleur à tomber. On prend possession de notre voiture (un van, on est six). On arrive à notre hôtel, top, à Miami Beach et on part manger. Dehors, c’est un vrai défilé de mode. Dodo. Le lendemain, visite par 33°C de bon matin. Ocean drive, teuf partout en pleine journée, la maison de Gianni Versace, devant laquelle il a été assassiné. Trempette dans l’océan, au milieu des gratte-ciel. L’eau est turquoise, bouillante et très salée. Les goélands y plongent à pic. On déjeune au « 11th street diner« , un ancien wagon. So american et très bon.

 

 

Départ pour Key West. La route est longue mais magnifique : on traverse les 42 ponts entre Key Largo et Key West (110 miles sur l’Overseas highway) au coucher de soleil. A l’arrivée, on est vannés. Au resto du soir, on découvre ce qu’est vraiment la clim à outrance. L’ambiance bat son plein, les maisons sont belles. On a grillé aujourd’hui et beaucoup plu aux moustiques.

 

3. Key West

 

Réveil à Key West avec une spécialité locale qui méritera bien un morfale : la Key lime pie, une tarte au citron vert. Visite du centre, très coloré et colonial, avec des boutiques géniales. Comme une ambiance de colonie de vacances. Chapeaux, maillots de bain, mobiles en métal et coquilles de bernard l’hermite peintes. On embarque pour une croisière sur l’un de ces fameux bateaux à plancher transparent. Un peu décevant : on n’a vu qu’une tortue de mer et un poisson-vache. On galère en revanche à trouver une plage. On finit par se baigner au milieu des algues, alors qu’on a vu que de l’eau transparente.

On reprend la route pour Florida City, où on se choisit un motel. Une grande première. Notre chambre est fumeur. On tente de prendre un menu à emporter au Burger king voisin. Pour info, impossible de passer à un drive in à pied, il nous faut aller chercher la voiture ! Dans la chambre, on check un peu la journée de demain, aux Everglades.

 

4. Les Everglades

 

Après avoir tué une bonne trentaine de moustiques dans la voiture et passé le célèbrissime magasin « Robert is here« , nous voilà dans le parc des Everglades. C’est magnifique : oiseaux, poissons, lézards, sauterelles géantes et premiers alligators. On les approche de très près, c’est incroyable. On a fait vite et il faisait une chaleur et une humidité intenables, mais au moins on y est passés. On met le cap sur Orlando, Mickey nous attend.

 

5. Orlando, le pays de Mickey

 

Mickey nous accueille pour plusieurs jours chez lui, à Orlando. Un Disneyland beaucoup plus grand que celui de Paris, mais qui y ressemble beaucoup (mais le château est plus gros mais moins beau). En arrivant, on réserve dans un resto. Découverte (à l’époque) : ils nous filent un biper. Quand celui-ci clignote, on peut y aller. Le lendemain matin, on prendra le petit déj avec Tic, Dingo et Minnie. Direction l’un des parcs autour du parc, « Animal kingdom« , sorte de safari-zoo sur le thème du Roi Lion. C’est génial, les animaux sont magnifiques et les enclos aussi. On prend un bel orage et on se perd tous sur le chemin du retour.

Ce soir, sandwich dans la chambre. Le lendemain, deuxième jour, on prévoit deux parcs : le MGM studios, dédié au cinéma, et le Magic kingdom (le « classique »). On y va… en bateau, depuis notre hôtel. Gros fou rire au programme : on a fait l’attraction « Monstres et Cie« , basée sur de l’impro genre stand-up. Evidemment c’est tombé sur nous (enfin, sur mon beau-père)… Soirée feu d’artifice et parade nocturne, splendide. Dernière nuit chez Mick’ (on n’est pas allés à son parc aquatique). On profite de la matinée pour aller dans la piscine de l’hôtel. On reprend l’avion, cette fois pour Washington.

 

6. Washington

 

Ce n’était pas la ville qu’on attendait le plus, mais c’est celle qui nous a le plus (agréablement) surpris du voyage et on en a gardé un excellent souvenir. Washington DC, capitale, est une ville propre, agréable à vivre, où l’on mange bien et où il y a plein de choses à voir, en particulier dans des musées gratuits. On aperçoit vite fait la Maison Blanche en arrivant. Notre hôtel, le Palomar, était exceptionnel. C’est aussi ici qu’on a découvert le frozen yogourt (glace au yaourt texture italienne sur laquelle tu topes ce que tu veux, fruits, bonbons…). Bon maintenant, y en a partout. On fait le tour du parc (le mall) rempli d’écureuils, le musée de l’espace (génial et très pédagogique), on laisse un mot sur les arbres à messages de Yoko Ono

On y a aussi rencontré un Français, ex-chef de la Maison blanche, qui dédicaçait son bouquin (« Sucré d’Etat« ). On s’attable dans un pub et on abandonne l’idée de faire un tour de DC ducks (bateaux amphibiens sur roues pour visiter la ville). Finalement, on prend le taxi pour le cimetière d’Arlington, où repose le président John Fitzgerald Kennedy (entre beaucoup d’autres). L’ambiance est particulière et la lumière incroyable, à la relève de la garde. On file au Lincoln memorial et à l’obélisque, où on arrive juste au coucher du soleil.  Le Potomac est magnifique. Une ville que l’on va quitter, dès le lendemain matin, à regret.

 

 7. La Fondation Barnes

 

Sur la route entre Washington et Philadelphie nous attendait une étape importante de notre voyage : la Fondation Barnes, à Lower Merion, en banlieue de Philadelphie. Un endroit hors normes, la maison d’Albert C. Barnes, un ancien riche médecin (et inventeur d’un collyre antiseptique), amoureux d’art qui avait amassé une collection de peintures uniques au monde, qu’il avait installée avec sa logique propre, au milieu de ses meubles. Les visites étant limitées (notamment par souci de conformité au testament de Mister Barnes), on avait réservé au moins six mois à l’avance pour y aller. La logistique était militaire (durée de visite déterminée, pas de photo) mais l’endroit effectivement époustouflant et insolite, rempli de tous ces Picasso, Van Gogh et autres Matisse. On y était arrivés par une véritable tempête. La Fondation Barnes était à l’époque menacée de disparition. Dans le quartier, les voisins étaient divisés en deux clans: ceux qui voulaient sauver la fondation, quelles qu’en soient les conditions, et ceux qui voulaient empêcher sa démocratisation à outrance en bafouant les souhaits du Dr Barnes.

On a appris depuis qu’elle a été sauvée (même si les dispositions testamentaires de Sir Barnes n’ont pas été respectées) et est devenue un musée-école d’art, déplacé à Philadelphie même, depuis 2012.

> Pour en savoir plus : http://www.barnesfoundation.org/

 

8. Philadelphie

 

Philadelphie aura été notre contre-Washington. On avait hâte de la voir, mais tous les éléments étaient réunis pour que le rendez-vous soit raté. On a trouvé la ville belle oui, mais pas particulièrement accueillante. On a visité le centre historique (là où est née la Constitution, « We the people…« ), vu la Liberty bell (symbole de l’indépendance US), immortalisé l’oeuvre « LOVE« , visité un marché aux fruits et légumes énormissimes (Reading Terminal Market) et la plus vieille rue des Etats-Unis (Alleyth’s street). Mais aussi le temple maçonnique et Chinatown. C’est aussi là qu’on a testé un resto d’un nouveau genre (le Continental) : le principe est que chacun partage les plats avec les autres. Mouais. Salut Philly. A revoir.

 

9. Point Pleasant

 

La deuxième nuit qu’on n’avait pas réservée du voyage, une nuit-étape entre Philadelphie et New York. On a fini par dégoter un motel à Point Pleasant, tous fiers de faire découvrir un « vrai » motel bon marché à la famille. Grand mal nous en a pris. Vous vous en rappelez peut-être, puisque cette étape désormais mythique figure en bonne place dans la chronique de nos meilleurs galères de voyage. Motel cracra, étron flottant et vie nocturne inexistante. Il faut dire que la ville n’a pas grand chose à revendiquer, si ce n’est de mystérieuses apparitions d’un soi-disant homme papillon qui a inspiré « La prophétie des ombres« . Mais le petit tour à la plage, le lendemain matin, était plutôt agréable.

 

 

10. New York

 

Même si on l’attendait très fort, l’arrivée à New York, en voiture en plein coeur de Manhattan, a été d’une extrême violence. Mais on s’y est vite très bien faits. En quatre jours, on n’a que survolé la Grosse pomme mais on a liké. On dormait dans un super hôtel, l’Algonquin, juste à côté de Times Square. L’emblème vivant du lieu, Mathilda, une chatte de luxe matronne des concours de beauté félins de la ville, nous a snobés tout le séjour.

On a fait les classiques, et choisi un bus touristique à ciel ouvert pour aller d’un point à un autre. Central park, MoMa (Museum of modern art), museum d’histoire naturelle (celui de « ma nuit au musée », immense), Empire state building (de nuit), statue de la Liberté (interdit de monter dedans à cette époque), vu le trou du World Trade Center, un film (sur la 42th St.), pris le ferry de Staten Island pour la vue (sur la Tour de Liberté notamment)… et beaucoup de shopping bien sûr. On a envie d’y retourner, mais c’est encore trop tôt…

 

11. Boston

 

On a beaucoup aimé Boston, et on s’en rappelle comme de la ville où, c’est trop malin, tu n’as qu’à suivre la ligne rouge pour voir tous les points d’intérêt historiques. C’est un peu réducteur, mais ce « Freedom trail » peint sur le sol, c’est génial. On a commencé par l’aquarium, exceptionnel. Et presque inégalé par tous ceux qu’on a pu voir depuis : immense, bien foutu et avec beaucoup d’espèces rarement vues. Avant de se prendre une grosse averse sur la figure et de se retrancher au resto, dans le quartier italien qui fêtait justement sa madone ce jour-là. Je me rappelle aussi d’un arbre avec des briques à l’intérieur…

Le lendemain, on avait réservé une excursion à la rencontre des baleines. Elle dure trois heures, dont une d’observation pure. il y a beaucoup de vent, et beaucoup de malades ! Spectacle grandiose. il y a des baleines tout autour du bateau, elles s’approchent très près, puis des dauphins. De mémoire, c’est ici que j’en ai vu le plus. Le bateau met les gaz pour rentrer au port, ça décoiffe. Le temps d’une petite glace sur le port, il est de reprendre (encore) l’avion, cette fois pour Toronto.

> Pour un top blog sur Boston, allez voir Mathilde

 

12. Toronto

 

Les cousins québécois nous ont rejoints à Toronto (Canada) pour la fin du voyage. On jette un oeil à la CN tower (où l’on aurait dû manger mais on est arrivés trop tard) avant d’aller au « Richstreet« , dans un resto-marché au nouveau concept qui contente tout le monde. Il y a toutes les spécialités, toutes les ambiances et on enregistre ses plats au fur et à mesure sur une carte électronique. On s’installe dans la salle française. Avant d’aller faire un bon dodo : demain, direction les chutes du Niagara et on n’est plus six… mais douze !

 

13. Niagara Falls

 

Les chutes du Niagara sont telles qu’on les imagine : spectaculaires. Mais surtout hypra touristiques. On commence par rencontrer des écureuils avant d’aller s’attabler au resto panoramique des chutes (« Elements on the falls« ). Puis cap sur la « ville », en fait une longue rue bordée de magasins et d’attractions. C’est Clifford boulevard. On fait quelques movie theaters puis des maisons-fantômes avec les enfants. Celle de Frankenstein nous a foutu des jetons d’anthologie (tu parles, ce sont des vrais mecs qui te suivent à l’intérieur !). Celle de Dracula est pire.

Comme un nouvel orage éclate, on se retranche à l’hôtel, dans une chambre avec vue panoramique sur les chutes. Dommage, on les a ratées illuminées. Le lendemain matin, on prend le bateau (le célèbre Maid of The Mist) pour aller voir les chutes d’en bas et s’approcher au plus près. Génial mais comme l’impression d’être dans le tambour d’une machine à laver, même si on doit s’affubler de giga imperméables bleus de la tête aux pieds. On dirait le bateau des Schtroumpfs. C’est trempés qu’on reprend la voiture pour boucler le voyage, à Montréal. On communique par talkie-walkie entre les voitures, très drôle.

 

 

14. Back to Montreal

 

Derniers jours sur le continent américain. On fait un tour dans un chouette parc, le Val du moulin. Il y a des oiseaux, des écureuils… et des gens en costumes d’époque. On nous prête une voiture de sport pour aller au cinoche (le Colosseum). C’est moi qui conduis la Porsche, seuls mes genoux passaient sous le volant ! Et on nous chouchoute comme on sait le faire dans la belle province : les voisins viennent dire bonjour, on nous cuisine du homard… Avant de s’envoler, de nuit, on s’arrête goûter une queue de castor.

C’était un voyage merveilleux. Avant d’embarquer, on savait déjà que ce serait le début de beaucoup d’autres.

 

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Comments

  1. Man Dieu ! A chacun de vos articles, je trépigne d’impatience d’y retourner 😉

  2. C’est marrant de lire cet article de votre première fois aux US, après avoir lu tout les autres !
    Comme vous, DC m’a agréablement surprise. Je dirais même que si j’en ai l’occasion, j’adorerais y retourner ! Mais plutôt au printemps quand plein hiver/tempête de neige !
    Et puis, la Floride, c’est pour tout bientôt, je retrouve une copine là-bas dans un mois ! D’ailleurs, je vais m’acheter de l’anti-moustiques de ce pas !
    Laura

    • alafindelaroute

      Le truc avec Washington, c’est que je ne m’y attendais pas du tout. Très belle ville.

  3. Christelle

    sans se connaître nous avons chopé le virus la même année…
    je suis partie avec ma moitié en Octobre 2008! C’était notre voyage de noce et c’était l’ouest.

    Quand j’y repense on a fait un itinéraire de malade sur 2 semaines et demie.
    Dans les grosses lignes ça donnait : L.A., Tucson (+Tombstone/Bisbee), meteor crater, Flagstaff, Grand Canyon, Monument Valley, Mexican Hat, Valley of the gods, Moab, Arches, Canyonlands (vol en avion sur ce parc), Goblin Valley, Capitol Reef, Bryce Canyon, Kodachrome Bassin, Cottonwood Canyon Road pour rallier Page, Antelope Canyon, Horseshoe bend, Kanab, Zion, Las Vegas, Death Valley, Mammoth lake, Tioga Pass, Yosemite, San Francisco

    Je me rappelle notre soif de voir un max d’endroits d’où cette itinéraire. D’avoir vu autant de choses en peu de temps, cela nous a donné envie de revenir pour approfondir certains endroits et d’en découvrir de nouveaux. Alors depuis 2008, les us’ ne sont jamais très loin…

    Regarder dans le rétroviseur parfois nous permet de voir notre évolution..et que de chemins parcourus en 6 ans.
    Merci à nouveau pour ce partage!

    • alafindelaroute

      Bonsoir Christelle,
      C’est de la folie en deux semaines et demi. Enormous !!!! Un roadtrip rush. Lol
      Nous, on prend ça comme ça aussi. Parfois, les distances semblent énormes mais on est armés et habitués maintenant. On commence à voir les endroits qui nous ont marqué et qu’on souhaiterait revoir. Presqu’un avant-goût.

  4. Super voyage. Pour ma part je n’ai visité que New York aux États-Unis. Le cout de la vie et des transports me freine un peu pour visiter d’avantages. Mais c’est sur que certaines villes ou parties des USA font rêver: l’Ouest américain, ..

  5. Oh il va falloir revenir alors!!

    • alafindelaroute

      Exactement ! On peut pas garder cette impression 😉

  6. Auxandra

    Les parcs d’attraction d’Orlando sont vraiment uniques et chaque année il y a de nouvelles attractions. En 2014, une nouvelle attraction Harry Potter a été ouverte. Magique pour les petits et les grands.

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