Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

A la fin de la route | 25 juillet 2017

Scroll to top

Top

8 Comments

Morfale, on a mangé grec dans les Cyclades

Morfale, on a mangé grec dans les Cyclades
falbalala

On s’est régalés à Santorin, l’une des îles grecques des Cyclades. On a été épatés par la qualité de la cuisine et surtout par sa légèreté : même les jours où on a enchaîné trois ou quatre plats en menu, on a eu l’impression de manger vraiment sain. Et par les prix bon marché aussi (la salade commence à quelques euros). Ça mérite bien un petit « morfale ». 

On n’a pas été les seuls à faire ce constat : la cuisine grecque, l’une des plus anciennes d’Europe, a été classée « patrimoine mondial immatériel de l’humanité » par l’Unesco en 2010, pour ses bienfaits sur la santé. Elle reste proche d’autres cuisines méditerranéennes mais garde sa particularité, avec beaucoup d’huile d’olive, de blé, de légumes, de fruits gorgés de soleil et de miel. Les îles ont chacune leur propre identité gastronomique, différente de celle du continent.

Bon appétit : au menu, plein de découvertes, à faire quand même dans des endroits triés sur le volet. Vous ne serez pas à l’abri d’un bon piège à touristes aux ingrédients surgelés dont les prix peuvent flamber. Côté pratique, la plupart des restos et tavernes ont prévu des cartes en anglais, voire en français, et ont des amplitudes horaires assez étendues.

 

Apéro

Les mezès (ou mezedès)

En entrée, A La Fin de La Route vous conseille un assortiment de mezès, c’est-à-dire de hors d’oeuvre, composés la plupart du temps d’olives ou de pâtes à tartiner comme le tzatziki (yaourt aux concombres), de tapenade d’olives ou de purées de pois chiches ou de fèves (de Santorin). Le pain (le plus souvent plat), baptisé « pita » est généralement vendu à part. Mais il y en a aussi du « normal », disponible dans de (très) nombreuses boulangeries.

 

A accompagner d’une bonne bière grecque : la plus connue est la Mythos (sans mentir), mais la Fix et l’Alpha se font facilement mousser aussi. Ou d’un verre d’ouzo, l’apéritif typique à l’anis, qui ressemble à notre p….. (ça rime).

 

 

Entrée

Salade grecque

 

Un must, qui n’a rien à voir avec celles qu’on sert sous la même appellation dans d’autres pays. Dans la « vraie » salade grecque il y a des tomates, des rondelles d’oignon rouge, des concombres, des olives et de la feta, arrosée simplement de jus de citron, d’huile d’olive et d’une pincée d’origan. Trop bon. Il existe aussi une variante « Santorini« , avec des olives roses de Kalamata et de grosses tomates cerises qui poussent sur l’île (mais pas encore mûres lors de notre passage, début avril).

On n’a d’ailleurs pas résisté à s’en refaire une maison dès notre retour. Les ingrédients avaient moins de goût, forcément, mais elle tenait la route.

 

DSC05268

 

 

Omelette grecque

 

Un peu pareil mais sur une omelette, décorée avec amour !

 

La feta panée

DSC04246

 

L’équivalent dans notre coeur des mozza-sticks américains, en beaucoup plus sain: un morceau de feta simplement pané et grillé dans des grains de sésame et du miel. Exceptionnel.

On n’a pas goûté, mais il y a beaucoup de soupes et de friands à la carte des entrées.

 

 

Plat « principal »

La moussaka

 

Avec deux S en français et un seul en grec, la moussaka traditionnelle n’a rien à voir avec celle que l’on connaît. Sorte de lasagnes grecques sans pâte, elle est à base d’aubergines et parfois de pommes de terre, d’oignons, de sauce blanche et de viande hachée.

 

Les souvlakis

 

On a mis un peu de temps pour s’en rendre compte, mais les souvlakis sont des brochettes, très souvent de poulet ou de porc (gyros), servies en assiette complète (avec salade, pita et frites) voire en sandwichs à emporter.

 

Le kebap ou kebab

DSC04113

 

Il ne tourne pas dans une broche et a davantage l’air et le goût d’un steak haché aux herbes. Mais il s’appelle aussi kebab (ou kebap) et est grec, « kebab » voulant dire « viande grillée ». Chaque pays l’a mis à sa sauce.

 

Du poisson et/ou des fruits de mer

 

Forcément, quand on est entouré par la mer Egée, on a envie de manger du poisson et des fruits de mer (frais). Le poulpe, les moules, les calamars et les crevettes sont les plus représentés.

 

L’orzo

IMG_5644

 

Comme ça ce n’est pas très appétissant mais c’est très bon. L’orzo est entre le ragoût de porc et le risotto, mais à base de mini-pâtes et non de riz. Miam.

Le boeuf stifado

DSC04259

 

Genre de ragoût avec des légumes et des oignons entiers, le boeuf stifado est l’équivalent grec du boeuf bourguignon. C’est bon, mais on l’a trouvé un peu lourd par rapport au reste.

 

Qu’est-ce qu’on boit avec ? Du vin de Santorin

 

La vigne est omniprésente, à même le sol, sur toute l’île de Santorin. Il existe même un itinéraire du vignoble, qui passe par l’incontournable coopérative Santo Wines. Le vin santorinien ? Se décline en blanc, rouge et rosé et est assez atypique, mais assez bon. Sans oublier le vinsanto, un vin antique.

Fromage

En Grèce, le fromage est au lait de chèvre ou de brebis. Le plus célèbre est la feta (dont le goût est très très éloigné de celui qu’on trouve en supermarché, du coup celui-là je l’ai aimé) mais il y en a une poignée d’autres comme le mizithra (qui se tartine), le kefalotiri (salé et assez dur) ou le graviera (sorte de gruyère multi-usages).

Dessert

Le baklava

 

Beaucoup de recettes sont communes à la cuisine orientale et d’autres empruntées aux classiques mondiaux. Dans la première catégorie, citons (pour y être revenus plusieurs fois) les baklavas, sortes de tarte à base de pâte imbibée de miel et remplie de noix, souvent servie avec une boule de glace. Attention à l’hyperglycémie, c’est archi-sucré (mais ça rend heureux instantanément).

 

Le yaourt au miel

DSC04267

 

Comme ça on dirait que c’est léger, mais non, c’est très lourd. Voici un vrai yaourt grec accompagné de son (pot de) miel. Délicieux mais trop écoeurant pour une fin de repas.

Vous pouvez aussi miser sur une rafraîchissante salade de fruits; celles que l’on a vues étaient gargantuesques et incroyablement fraîches avec des grains de raisins géants.

 

Un café, mais lequel ?

 

Après tout ça, il vous faudra bien un (petit) café. La liste des variétés est presque impressionnante. Pour avoir le plus proche du nôtre, demandez un « filtro« . Le tradi, le café grec (ou turc) est très très corsé et plein de marc. Notre préféré : le café frappé, froid et servi avec des glaçons et une paille. Précisez bien si vous voulez du lait et le niveau de sucre.

 

Un dijo pour finir

DSC04748

 

Il en existe plusieurs mais on nous a offert du raki (entre grappa et saké).

 

Le verdict

C’est donc avec une gourmandise nostalgique ou une nostalgie gourmande qu’on attribue 5 morfalous à la cuisine de Santorin :

 

page-de-fond-rouge.1-1

 

 

Où manger à Santorin ?

DSC04263

 

Attention aux pièges à touristes, vous seriez déçus dès la simple salade. Comme on y est allés au tout début de la saison touristique, tous les restaurants n’étaient pas ouverts. Mais on vous les conseille quand même sur avis des locaux qui nous ont donné des avis très fiables, pour la bouffe et/ou pour la vue. Pour le budget (au-dessus du reste de la Grèce), comptez 6 à 9 euros pour une salade, 8 à 18 pour un plat dans la plupart des restos. 

 

On a testé

> Le Lotza (Nomikou pedestrian) à Oia : top terrasse avec vue imprenable, petit prix, très frais. Valeur sûre.

> Mama’s house (place principale) à Fira : encore une valeur sûre. Resto traditionnel avec (longue) carte de plats typiques. Accueil sympa.

> Le Tepynevoia (rue principale) à Oia. Chouette vue sur la mer avec double-terrasse sur toit. Un petit arrière goût de resto à touristes… Quelques trucs pas mal. Au global on n’a pas trouvé ça génial mais plus cher qu’ailleurs.

> Captain John (sur l’île de Thirasia, accessible en bateau). Celui-là on lui en veut. Avant de prendre le départ d’une croisière-découverte en bateau qui s’arrêtait sur l’île de Thirasia à la pause-déjeuner, on avait pourtant pris nos précautions et checké les sites d’avis de voyageurs. On le savait : il ne fallait absolument pas finir chez Captain John, le premier resto lorsqu’on arrive au port. Il se faisait dézinguer : « attrape-touristes avec surgelés », « accueil glacial ». Non, il fallait monter, à pied ou en âne, à la « Panorama taverna », encensée pour son accueil comme ses produits frais. Mais une fois sur la rive, en plein cagnard et à 13h40, la pente nous a semblé impraticable et on ne savait même pas s’il était ouvert. On a donc fini chez Captain John, à la cantoche. Tous les autres étaient encore fermés. S’il vous plaît, ne le faites pas ! On a payé pour voir.

> Le Candouni à Oia. Notre coup de coeur ! Sur les conseils de l’hôtel, on a passé notre dernière soirée au Candouni (« le coin »). Un resto-bar un peu en retrait à Oia (entre la rue pincipale et la place principale, compliqués leurs plans sans noms), sans vue sur la mer. Mais le cadre et la nourriture compensent largement. On s’est attablés sur la terrasse, à la lumière de la bougie, se laissant guider par notre hôte, Panagiotis, qui parle un français parfait et ne sélectionne que les produits locaux et frais. Une tuerie de l’entrée au dijo, même pas cher. Sans oublier la présence de Didi, le chat des lieux.

 

IMG_3721

 

On n’a pas testé (mais on nous les a vivement conseillés ou on les a remarqués)

> Le 1800 (Nikolaou Nomikou, à Oia) : cette institution, chantre du « slow food », était en rénovation lors de notre passage. Snif.

> Le Skala (Odos Nikolaos Nomikos, Oia): bon rapport qualtié-prix et vue assurée.

> L’Ambrosia (en contrebas de la place de l’église principale, Oia) : Pareil, hyper alléchant, bien placé mais fermé lors de notre passage. Le « Nectar » est de la même maison.

> Le Floga à Oia : idem.

> Senior Zorba (Mexican american and international food), à Pyrgos: le seul endroit sur l’île où, comme aux USA, cous pourrez vous gaver de ribs de porc en all you can eat. Collector.

> Le Selene à Pyrgos : plus cher, plus classe et très créatif, le Selene est régulièrement présenté comme le meilleur restaurant de l’île. Il se trouve à Pyrgos. On peut manger au resto gastro ou se « contenter » du bar.

> Metaxi masExo Gonia): chouette vue, à l’écart, surtout fréquenté par les locaux qui s’y sentent « comme chez eux ». Authentique (réservation conseillée).

> L’Aprion, à Fira (en descendant les marches qui mènent au vieux port) a un emplacement rêvé et est encensé de toutes parts.

> Le restaurant de l’Andronis-luxury hotel (toujours le long promenade piétonne principale à Oia) qui propose une expérience culinaire insolite : dîner sur un toit-terrasse privée, sous les étoiles. Romantique à souhait. Le prix doit être en rapport.

 

Pour aller plus loin

Nos autres chroniques Morfale, j’ai mangé pour vous…

Comments

  1. gossweiler

    c’est malin ! j’ai faim moi maintenant !!!

  2. Franck

    Que de bons souvenirs culinaires, j’était souvent dubitatif quand on me citait la cuisine grecque avant de m’y rendre et de comprendre par moi même : quel régal ! Petit aparté : à quand une chronique sur Savannah ? On projète de s’y rendre à l’automne !

    • alafindelaroute

      Salut Franck,
      Nous aussi, on a été surpris par la cuisine grecque. Tellement surpris qu’on a bien fait trois repas/jour, ce qui nous arrive rarement.

      Sinon, Savannah, c’est pas à l’ordre du jour, pas tant que les photos ne sont pas triées (on en est à Dallas pour le moment). Mais j’ai quand même l’espoir de pouvoir en faire une. Si tu as besoin de tuyaux avant, n’hésite pas. On dormait dans un B&B sympa dans le centre. On a parcouru la ille et même un peu plus (cimetière, Tybee Island…).

  3. Laure

    On peut dire que vous m’avez mis en appétit avec vos photos !
    J’ai fait une courte escale à Santorin lors de ma croisière en Méditerranée et j’ai trouvé cette île très sympa 🙂

    • christelle

      pareil que Laure… c’est vrai que la cuisine grecque c’est trop bon mais attention à ne pas en abuser..sinon on ferme plus le pantalon !
      J’y retounerai volontier plus longtemps . Ce qui me freine un peu c’est le temps de voyage pour s’y rendre alors que je reste sur le continent européen.
      Vous étiez dans quel hotel?

      • alafindelaroute

        Re,
        Le temps de trajet est assez relou en effet. On a fait un Lyon-Francfort, Francfort-Athènes et Athènes-Santorin. En gros 8 ou 9 heures. Mais là, d’es lignes plus directes vont s’ouvrir. Sinon, nous étions au villa Katikies, pas l’hôtel que nous avions réservé. Mais c’était le début de saison, ça répare, peint, construit à tout va. Du coup, surclassement.
        Notre guide sur Santorin est en prépa.

    • alafindelaroute

      Miam Miam Miam Miam

Submit a Comment

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial