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A la fin de la route | 23 mai 2017

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3 Comments

Espagne : Tarragone en moins de 24 heures

Espagne : Tarragone en moins de 24 heures
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Une fois n’est pas coutume, cette année nous avons délaissé notre chère Italie, qu’on retrouve d’habitude fidèlement dès que revient janvier, pour l’Espagne. En partie pour chercher la chaleur. Entre les gouttes, on l’a trouvée à Tarragone (Catalogne), « Tarragona » en catalan, sur la Costa Daurada. L’empreinte romaine en Catalogne est plus marquée ici que partout ailleurs. Mais les vestiges classés au patrimoine mondial de l’Unesco ne sont pas les seuls atouts de cette cité balnéaire aux si jolies rues médiévales qui se targue d’un ensoleillement quasi-perpétuel. Une chouette ville, assez surprenante, où l’on vient de passer à peine vingt-quatre heures.

 

La statue du Castell

 

Vous ne pourrez pas manquer les « châteaux » d’humains, une tradition dans la province de Tarragone, érigé au rang de sport depuis le XVIIIe siècle. On voit leurs images partout, et ils sont même déclinés en produits-souvenirs. Mais c’est surtout grâce à la statue, située sur la Rambla Nova (Eng. Cabestani ou Pin i solaire), quasi grandeur nature, que vous pourrez vraiment vous rendre compte de leur ampleur. Les « castellers » créent de véritables tours humaines de plusieurs mètres de haut (comme des immeubles) en montant les uns sur les épaules des autres et s’affrontent lors de concours. Il en existe trois types (selon le nombre d’hommes par étage !). La coutume veut qu’un jeune enfant l’escalade et lève les bras au sommet pour montrer qu’elle est achevée.

Si vous êtes par là en septembre, vous aurez peut-être la chance de les voir en vrai lors du festival de Santa Tecla.

 

… et donc la Rambla

 

La principale avenue, la Rambla (elle a trois noms : Nova, partie la plus intéressante, Presidente Companys et Presidente Macià), traverse toute la ville, ponctuée de plusieurs oeuvres d’art dont la statue du castell. Fréquentée par les habitants  comme les touristes, bordée d’orangers, elle mène tout droit au « balco del Mediterrani« .

 

Le balcon de la Méditerranée

 

La Rambla s’achève, en apothéose, sur le « balco del Mediterranei », le belvédère de la Méditerranée, ouvert sur le port et la mer, à perte de vue. Le spectacle est grandiose. Ne regardez pas en bas si vous avez le vertige, la falaise est à pic ! Les pigeons nichent à flanc, les voitures sont minuscules en bas et de petits malins ont écrit des messages sur le trottoir à lire d’en haut. Petit bar juste à côté et artistes de rue. Dommage que le train passe aussi là…

 

L’amphithéâtre romain

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Longez l’allée de palmiers, descendez les escaliers et vous verrez LA curiosité de Tarragone : un amphithéâtre romain au bord de la mer ! Intégré à un parc, l’accès est libre (mais il faut payer pour entrer dedans). Il servait aux combats de gladiateurs et d’animaux sauvages. En fait, une grande partie est une reconstruction : les Tarragonais avaient commencé à le « démonter » pour construire… le port ! Sympa, vu le dénivelé, on peut accéder au parc (ou le quitter) via un ascenseur.

 

La plage

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En contrebas de l’amphithéâtre se trouve la plage du miracle (« platja del Miracle »). En janvier, on a vu des surfeurs.

 

Le port (El Serrallo)

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L’ancien quartier des pêcheurs, totalement réaménagé mais resté typique, est aussi THE place pour manger des fruits de mer pêchés du jour.

 

Flâner sous les orangers

 

Magnifique, surtout en plein hiver : les rues de Tarragone sont bordés d’orangers (à moins que ce soient de grosses mandarines…).

 

S’émerveiller devant les vestiges romains et médiévaux de la vieille ville

 

Outre l’amphithéâtre, il y a des vestiges romains et médiévaux à tous les coins de rue. Ex : la tour (« pretore Roma » du Ier siècle) où l’on peut monter, le cirque roma (destiné aux courses de chevaux et de chars), les murs de la place du forum, les voûtes gothiques (XIVe siècle), la porte de Sant Antoni ou la cathédrale. En travaux, cette dernière était fermée lorsqu’on y est passés. Mais on a vu une vidéo et on l’a trouvée très belle, avec ses jardins à l’intérieur et ses saynètes gravées (dont l’enterrement d’un chat auquel assistent des dizaines de rats). Dimanche matin brocante conviviale sur la place et tout autour.

 

S’asseoir sur une place animée et commander une bière et des tapas

 

Quel sentiment d’insouciance collective à voir des dizaines de personnes réunies en début d’après-midi, un dimanche, attablées sur les différentes places à boire de la bière en mangeant tapas et bocadillos. Les restos et bars ont commandé la musique (on vous conseille « Toute la pluie tombe sur moi » en espagnol avec saxo), les autres sont venus spontanément. Enivrant. Sans parler du groupe de danseurs en répétition urbaine sur la plaça Pagesia. Où ? Plaça de la Font, plaça del Rei, pla de la Seu ou plaça du Forum, au milieu des vestiges romains. 

 

L’aqueduc du pont du Diable

 

Celui-là, on a eu un peu de mal à le trouver (c’est très mal indiqué). Mais c’est sûrement notre plus chouette découverte : l’Aqüeducte de les Ferreres (des forgerons) ou pont del Diable (le pont du diable), à moins de cinq kilomètres du centre-ville. Il a beau faire 217 mètres de long et 25 mètres de haut en bordure d’autoroute, on ne le voit pas ! Pour y accéder, on traverse un jardin botanique et on se laisse bercer par le chant des oiseaux. On peut aller à son pied mais surtout le traverser en toute sécurité (impossible d’avoir le vertige, le passage fait plus d’un mètre de haut). Super bien conservé, il rappelle le pont du Gard et est aussi classé Unesco. Il a été construit au Ier siècle. Entrée libre pour un gros coup de coeur.

 

S’il vous reste un peu de temps

Le Passeig archeologic (remparts romains et fortifications médiévales), le musée national archéologique (qui renferme une mosaïque de toutes les espèces de poissons), le musée de la fête, le marché central, le musée de la nécropole paléochrétienne qui expose des curiosités), le Castell de Tamarit (à l’extérieur, les pieds dans l’eau et sur la plage) et l’arc de Bara. Les plus téméraires (dont nous ne sommes pas !) pousseront jusqu’à Port Aventura qui abrite l’un des plus grands parcs à sensations d’Europe.

Attention hors saison certains sites/établissements ferment tôt (ou n’ouvrent pas).

 

Le coin pratique

On a dormi dans un super hôtel, bien qu’un peu excentré, le « SB Ciutat hotel » (5 Plaça Imperial Tarraco). Service d’étage, piscine et spa sur le toit, chambres fumeurs. Grand luxe à 70 euros (hors saison) plus 13 de parking où on a pu rester tant qu’on voulait. Accueil très pro et polyglotte.

On a mangé à « La Nova Taverna », tapas lounge, 31 plaça de la Font. Tapas correctes.

Comments

  1. Cécile

    Je suis d’accord avec vous, c’est un endroit magnifique. Mais vous n’avez pas eu de souci avec les Catalanistes refusant de parler espagnol ? Ils sont de plus en plus nombreux. Moi je trouve que ça devient un problème pour les Gabachos en Catalogne.

    • alafindelaroute

      Hello Cécile,
      D’accord avec toi sur les Catalanistes. Plus généralement, les Espagnols ne font pas beaucoup d’effort (on est pas très bien placé, nous français, pour faire des reproches). A Cadaques par exemple, qui est quand même à moins d’une heure de la frontière, aucun effort pour comprendre mon espagnol et trois mots de français.
      Sinon, on arrive toujours à se faire comprendre. Mais je me retranche presque plus souvent derrière mon anglais que mes vagues notions de castillan.

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