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A la fin de la route | 19 septembre 2017

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Fête des Lumières 2013 : nos tops/flops d’une édition brillante

Fête des Lumières 2013 : nos tops/flops d’une édition brillante
falbalala

Fêtes de Lumières 2013 : le debrief. On est presque embêtés pour faire un classement tops/flops cette année. Voilà quatre soirées qu’on s’émerveille devant une édition emballante, peut-être l’une des meilleures, entre nouvelles expérimentations, nouveaux lieux et nouvelles manières de mettre en lumière des grands classiques. Pourtant exigeants en tant qu’habitués, on s’est laissés surprendre plus d’une fois. Il semblerait même que l’organisation, au top cette année (bonne signalisation, appli smartphone détaillée, brochures) ait pensé aux plus réfractaires en intégrant des références multiples aux lumignons et au feu. Il a fait froid, mais c’était largement supportable. Bref,  on est conquis: ça va être long d’attendre un an!

> Retrouvez notre débrief de l’édition 2014

Premier constat : il faut bien plus d’une soirée pour balayer l’essentiel. Le seul Confluent nous a pris trois heures. Certaines attractions sont plus longues (10-15 minutes), d’autres plus loin (Halle Tony-Garnier…). Au final, on a réussi à en faire 44 (sur 78). Deuxième constat : les incontournables (Terreaux, Bellecour…), c’est une chose, et ils sont plutôt réussis. Mais il y a beaucoup plus à chercher, avec des petites installations bien foutues. On va essayer de résumer tout ça dans un billet, mis à jour au fur et à mesure de nos découvertes et déceptions.

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Les immanquables

  • Le Mur des Lyonnais – quai Saint-Vincent (1er)

Un spectacle qu’on doit, pour partie, à la Cité de la Création, auteur de la fresque. Un mur qui représente la fierté lyonnaise ne pouvait plus rester longtemps dans le noir. Les Lyonnais célèbres qui la composent (Frères Lumière, Louise Labé, Saint-Exupéry…) s’éveillent et racontent leur histoire. Musique top, et clin d’oeil final avec des lumignons qui manquent chaque année aux nostalgiques.

  • La place des Terreaux (1er)

 

Toujours le même parti-pris : se servir des façades pour raconter une histoire. Cette année, Damien Fontaine convoque le prince des Lumières et le Petit Prince de Saint-Exupéry pour combattre les avaleurs de lumières. Magique, efficace, coloré. Attention au sens de circulation (on entre par la rue Edouard-Herriot), sinon vous risquez de faire un détour inutile. Le « Prince des Lumières » a été élu lundi soir « Trophée des Lumières 2013 ». Mérité selon vous ?

  • Le tunnel modes doux de la Croix-Rousse (4e)

 

C’est une première mondiale et une franche réussite. La mise en lumière du tunnel modes doux (piétons, vélos et bus) de la croix-Rousse (baptisée « Anamorphose ») est l’installation pérenne de l’édition 2013: elle restera en place après la fête. Sur 1,8 kilomètre le tunnel s’anime sur différents thèmes: Lyon, les voyages, le sport, le cirque, l’océan… On l’a fait dans les deux sens, sans comprendre comment fonctionnaient les films (est-ce que chaque projo diffuse une bobine aléatoire ou est-ce qu’ils sont décalés avec des films différents sur le même thème???). L’occasion en tout cas de gagner quelques degrés. On a dû s’y reprendre à deux fois pour le voir (il a été fermé le samedi soir pour permettre l’intervention des pompiers).

  • L’Hôtel de Région (2e) – quartier du confluent

L’an dernier, pour une première illumination, le quartier ne méritait pas le déplacement. Cette fois, c’est tout autre chose. D’abord avec l’hôtel de Région, un coup de coeur. On rentre pour avoir chaud, on reste pour bien plus (plusieurs représentations). « Grid » est une expérience inédite en deux parties. Du chant presque lyrique donné par des choristes perchés (et en direct !) pour commencer avant de laisser la place à une ambiance électro et surnaturelle. Le tout sous un plafond lumineux et mobile sous lequel les gens vont jusqu’à se coucher.

  • Le tour de la darse (2e) – quartier du confluent

En 2010, le parc de la Tête d’Or nous avait bluffés avec ces installations tout feu tout flamme et son ambiance conviviale. Etonnamment, les abords de la darse arrivent à recréer cette magie-là. Des lumignons, des flammes sur l’eau et des foyers (que l’on peut alimenter en bûches) autour desquels on se retrouve pour se réchauffer. Cerise sur le gâteau : au bout, on vous offre du thé japonais.

Dans un autre secteur de la darse, « Waterlight Grafitti » propose d’écrire sur un mur de leds avec une éponge magique. Super pour les petits, mais pas que…

  • Le parc de la Tête d’Or (6e)

Ce Chinese Corner mérite largement le déplacement. Une mise en lumière particulièrement réussie du lieu. Tout y est, tout en rouge. Une entrée monumentale avec deux murs de lampions, une fôret de lanternes, des théâtres d’ombres chinoises (à vous de jouer, avec des baguettes), et les lumignons qui flottent sur le lac (c’est à vous de les déposer). Li LI avait l’ambition d’offrir le thé à tout le monde. Finalement, elle avait l’air de galérer un peu dans son minuscule chalet.

  • La Gare Saint-Paul (5e)

Un gros coup de coeur là où les Anooki avaient été sacrés meilleure installation l’an dernier. « Dress Code » frappe fort. Le public est invité à tourner un rouet et activer un dress code sur la façade. On a du Ethnic Chic, du Pretty Girly, Safari Style, Arty Party… Et une fois que c’est parti, ça danse sur le podium. Archi-efficace et très varié.

  • La place des Jacobins (2e)

Elle a été cachée pendant de longs mois pour rénovation. Et, dans son cube, on la croyait absente de la fête. Que nenni ! La fontaine des Jacobins est la star d’un « Showcase » assez inédit qui mêle projections et reflets. Structure très impressionnante.

  • Les rue et place de la République (2e et 1er)

 

Là, c’est « Byzance ». Du classique mais très efficace.

  • L’Hôtel-Dieu (2e)

 

On a merveilleusement fini notre édition 2013 à l’Hôtel-Dieu. Comme nous a dit une petite mamie dans ce dédale de fils de lumières, « Ici c’est toujours bien hein?! ». Les visiteurs se sont éclatés au milieu de ces « caresses climatiques » blanches, rouges, vertes et bleues, sur la musique de Tarzan ou de « Singing in the rain ». Tout le monde s’est littéralement lâché, en n’hésitant pas à courir au milieu. Va savoir pourquoi, c’est aussi ici qu’on a vu le plus de gens s’embrasser. Magique.

 

Les « à voir »

  • La colline de Fourvière (5e mais à voir depuis les quais de Saône du 2e)

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On ne sait pas trop quoi en penser. Ce « grand orchestre », qui cherche à faire jouer la colline, manque un peu de rythme, est un peu vieillot et pas assez visuel. Mais on salue bien sûr la musique du Lyonnais Maurice Jarre (le thème d’ouverture du film « Lawrence d’Arabie »). Le plus réussi est sans aucun doute le palais de justice (fraîchement rénové aussi). A voir de plus près.

  • La place Bellecour (2e)

Enfin un show à la hauteur de la taille de la place. Oui, l’ensemble est un peu tiré par les cheveux et décousu. Mais c’est du grand spectacle. On ne sait plus vraiment où donner de la tête. Le spectacle, « Pierrot le Feu », commence sur la grande roue avant de se déplacer jusqu’à la statue de Louis XIV, entourée de robots cracheurs de flammes. Tout finit dans un grand feu d’artifices, la basilique de Fourvière en arrière-plan. Chouette mais étrange. On l’avait d’abord mis dans la catégorie « immanquables ». Après une deuxième vue, on déclasse. Trop brouillon.

  • Le Musée des confluences (2e)

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Seuls les plus courageux iront jusqu’au bout du confluent pour voir clignoter le nouvel édifice (pas encore inauguré), porte d’entrée futuriste au sud de Lyon. On n’entre pas dedans mais, de l’extérieur, c’est plutôt joli… si vous arrivez à prendre une photo entre les engins de chantier qui travaillent au prolongement du tramway.

  • La Halle Tony-Garnier (7e)

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Les 50 ans de Bio-Mérieux sur les façades des anciens abattoirs. Aujourd’hui salle de concert, la Halle s’allume pour la première fois et c’est réussi. Musique splendide de John Murphy (In The House – In a Heartbeat) avec un effet 3D bluffant.

 

  • La Place de la Bourse (2e)

 

Place cette année à la créatrice de lingerie Chantal Thomass. Un bouquet poétique de huit mètres de haut fait défiler les motifs célèbres de ses collections. Assez hype, mais on frise la pub.

 

  • L’église Sainte-Blandine (2e) – quartier Perrache

Pour voir une église illuminée de l’extérieur et de l’intérieur, c’est ici que ça se passe.

  • La place des Célestins (2e)

C’est là qu’ont été allumés dimanche les « lumignons du coeur ». De vieilles connaissances, les Anooki, vainqueurs du trophée des Lumières 2012 pour leur performance sur la gare Saint-Paul, reviennent faire coucou pour les 60 ans de l’association « Les Petits Frères des Pauvres ». Après eux, belle (mais un peu courte) mise en lumière psychédélique de la façade qui s’y prête si bien.

  • La Montée de la Grande-Côte (1er)

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Ça fait du bien un petit coin de printemps en plein hiver. Et puis ne serait-ce que pour profiter de l’ambiance dans les pentes, toujours plus festive qu’ailleurs.

 

  • L’amphithéâtre des Trois Gaules (1er)

Quarante cubes en plexiglas s’animent en couleurs et en musique. Encore mieux vu d’en haut (rue des Tables Claudiennes) avec en prime la vue panoramique sur Lyon de la Grande Roue à Fourvière.

  • La Place Sathonay (1er)

Le petit village de la place Sathonay accueille cette année encore les « Expérimentation étudiantes ». Velo’v lumineux, chats perchés et jeux d’ombres au menu.

  • Les quais du Rhône – Passerelle du Collège (6e)

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Les crayons de couleur tombés dans le Rhône font de l’effet. Une chouette halte sur le chemin de la Tête d’Or, assez monotone. Le cheminement sur les berges est ponctué de trois installations d’ailleurs silencieuses) mais entre, rien. Pas la moindre petite musique d’ambiance. Dommage.

C’est aussi d’ici qu’a été tiré le feu d’artifices du 8-Décembre, sans lequel la fête des lumières ne serait pas complète. Magnifique, avec plein de pétards qu’on n’avait jamais vus (ex: les cascades sur le Rhône). Certainement très joli aussi vu de plus haut (voire du haut de Fourvière).

  •  Les quais du Rhône – abords du pont Churchill (6e)

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Dans le même genre que les crayons, mais dans une autre ambiance, les « Nid’lum », installations en osier, illuminent les arbres et donnent une belle perspective sur le quai du 1er.

  • La rue Royale (1er)

« Promenons-nous dans les bois », une forêt de lumières bleues et vertes dans une des plus belles (mais discrète) rues de Lyon. A faire à la sortie du tunnel ou après la place Pradel.

  • L’école Michelet (2e) – rue de la Charité

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Mise en lumière sympa de la cour d’école, peuplée de monstres suspendus dont les ombres ravissent plus qu’elles ne font peur.

  • La place Charles-Marie Widor (2e) – angle rue Sala et Auguste-Comte

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Non loin, de nouvelle expérimentation étudiantes ont investi ce mignon petit jardin d’enfants, avec des silhouettes en grillage et des jeux d’ombres pour un instant onirique. D’autre installations tout autour.

  • La place Guichard (3e arrondissement)

 

Les « Androlux » sont des robots extraterrestres montés sur échasses, qui ont fait forte impression au public de la place Guichard, les soirs du 7 et 8 décembre. Typiquement une animation de quartier, qui invite les habitants à se joindre aux artistes. Rigolo (mais musique techno un peu datée).

 

Les « bof »

  • Les voûtes de Perrache (2e)

 

Par rapport aux poissons volants de l’an dernier, ce voyage (dans la voiture 21 côté fenêtre) est un peu décevant. Sur seulement quelques mètres, le paysage défile. On se croirait dans le train… mais pas assez.

 

  • La Cathédrale Saint-Jean (5e)

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Les critiques étaient horribles. Du coup, on s’attendait à pire. Dans ce haut-lieu de la fête, c’est un raté. Un bain de lumière qui se noie un petit peu. De plus, on a trouvé la réalisation un peu grossière.

  • La place Louis-Pradel (1er)

 

Pas inoubliables (la « Marguerite » et le « Festicolor ») mais réellement hypnotisants.

 

  • La cour de l’Hôtel de ville (1er)

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On l’attendait avec assez d’impatience, à cet endroit stratégique qu’est la cour de l’Hôtel de ville, à la sortie du spectacle des Terreaux. En plus c’est signé du créateur Jean-Charles de Castelbajac. Mais ce paradis perdu branchouille (« lost paradise ») nous a laissé sur notre faim. Si ça ressemble à ça le paradis, pas sûr qu’on ait vraiment envie d’y aller…

 

  • Les terrasses de la Guillotière (3e)

Les « mikados célestes » plantés sur les berges du Rhône font partie de ces installations pas mal, sans plus, et plus belles en photos qu’en vrai. On les a vus depuis le quai de l’hôtel-Dieu et c’était vraiment en-dessous des réussites des dernières années à cet endroit.

  • Le pont Morand (6e)

« Le village dans le ciel », une installation massive de quatre maisonnettes perchées sur des containers qui changent de couleur. Beaucoup de place pour pas grand chose.

  • La montée de l’amphithéâtre (1er)

Juste au-dessus de la place Sathonay, une rivière faite de milliers de cd (de la pure récup, on a vu une compil latina). Tout dans le projet est sympa (tout sera recyclé) mais le résultat n’est pas transcendant.

 

  • La rue Sergent-Blandan – école Robert-Doisneau (1er)

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A voir puisque vous nous aurez écouté et que vous serez allés voir le mur des Lyonnais juste à côté. Un clin d’oeil. Les enfants de l’école ont recyclé papier, plastique, etc… pour que soient créés des personnages. Et ça a donné l’installation « On est des petits monstres, pas des lumières ». On peut mettre un masque de monstre vert pour la photo souvenir.

  • L’ilôt de Créqui (3e arrondissement)

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Pour la seule soirée du 8 décembre, le nouvel ilôt de Créqui (à l’angle de la rue Chaponnay) a été illuminé. Bien quand on habite le quartier (ou comme nous quand on s’y gare) mais pas la peine de faire le détour. Ce sont « juste » des projections de lumières de couleur sur une musique planante.

Les « WTF »

Pas de grosses déceptions pour l’instant mais quelques petites remarques.

  • La rue Victor-Hugo (2e)

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Oui, ça s’appelle « Emeraudes ». Oui, c’est vert. Oui, nous sommes à Lyon. Et le vert ici, c’est pas trop tendance. Et rien place Ampère…

  • Le Marché de Noël place Carnot (2e)

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On verra ce qui se passe ce week-end mais vendredi, les passants étaient outrés. A 20 heures, alors qu la Fête bat son plein, une cabane sur trois était ouverte. Dommage, certains avaient faim, soif ou envie de dépenser de l’argent.

  • Le passage Thiaffait (1er)

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Soit ça marchait pas, soit on n’a rien compris. On annonçait ça « ludique et immersif », on n’a rien senti.

  •  La place Saint-Nizier (2e)

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Pendant des années, l’église Saint-Nizier a accueilli de très belles illuminations et projections. Cette année, seulement des arrosoirs dans le massif de son parvis. Alors oui ces « anges gardiens » sont jolis (blancs le jour, colorés la nuit) et des filets de lumière en ruissellent. Mais c’est un peu cheap. Jetez un coup d’oeil aux suspensions « chrominérales » de la rue Paul-Chenavard, c’est mieux.

  • Les entrées du tunnel de la Croix-Rousse (1er et 4e)

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Un robinet géant (un à chaque entrée) censé flotter dans l’espace, d’où ruissellent des filets de lumière bleue. Mal placé, pas compris. Heureusement, on peut faire des photos marrantes avec…

Ce qu’on n’a pas eu le temps de faire :  la Parade des Allebrilles quai de Saône, l’Abbaye d’Ainay, la place Gailleton, les installations des quartiers éloignés (mais qui ne nous excitaient pas plus que ça) et les « rendez-vous d’un soir ».

On reviendra une dernière fois pour vous donner le nom du gagnant du trophée des Lumières 2013 (on a parié sur le mur des Lyonnais ou le parc de la Tête d’or) et surtout pour vous lister les installations que vous pourrez encore voir après la fête, qui s’éteint ce lundi 9 décembre à 23 heures.

A bientôt

Comments

  1. génial .. je m’y crorait .. de mieux en mieux chaque année …

    • alafindelaroute

      Très bon cru cette année. On attend les belles photos de ton frère

  2. Parfait cette petite synthèse 🙂

  3. Hello,
    Cela fait des années que j’ai envie d’aller y faire un tour. Je ne pensais pas qu’il y avait tant de choses à voir !!! Très belles photos : ça donne envie et ça a l’air grandiose !

    • alafindelaroute

      Bonjour Nath’,
      Oui c’est à faire au moins une fois. Chaque année, ils essaient d’en faire un peu plus, probablement pour « occuper » les visiteurs trois jours. Il y a beaucoup à voir et de toutes façons, Lyon, même sans Lumières, vaut déjà le déplacement.

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