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A la fin de la route | 25 avril 2017

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Dallas : « Happy birthday », Mr. President Kennedy

Dallas : « Happy birthday », Mr. President Kennedy
falbalala

C’était l’actualité mondiale de la semaine : il y a 50 ans, le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, plus jeune 35e président des Etats-Unis et chouchou de l’Amérique, était assassiné à Dallas (Texas). Vendredi, des minutes de silence et autres célébrations ont été organisées partout dans le monde. En France, les journaux sont allés jusqu’à faire revivre « l’événement » lors d’un faux live, heure par heure. Ce qui prouve la fascination intemporelle pour l’homme et le moment historique.

Fascination à laquelle on a cédé cet été, lors de notre premier passage au Texas, entre la visite du ranch de la série éponyme, un tour au honky-tonk et deux barbecues. On est allé sur les lieux de l’attentat, sur Dealey Plaza, en se demandant comment une ville avait bien pu survivre à un tel drame (allez lire tout en bas).

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Bref récapitulatif. Le 22 novembre 1963 donc, le sémillant président se trouvait à Dallas, ville étape de sa campagne pour les élections présidentielles de 1964. La veille il avait visité San Antonio avec sa femme Jackie. Après avoir passé la nuit à Fort Worth et pris un petit déj, Mister président est monté, sous la pluie, à l’arrière d’une Ford conçue spécialement pour lui (une Lincoln Continental 1961, SS100 X blindée de 7 places et 6 mètres de long) et est parti pour déjeuner pour le Trade Mart où l’attendaient 2500 invités. Le soir, il devait être à Austin. Le cortège s’est arrêté deux fois, pour serrer des mains et embrasser des enfants. Mais à 12h30, alors qu’il traversait Dealey Plaza, acclamé par la population, trois coups de feu ont déchiré les applaudissements. John F. Kennedy s’est effondré, touché au cou et à la tête. Transporté d’urgence à l’hôpital, à six kilomètres de là, il n’a pas survécu à ses blessures et a été déclaré mort dans l’heure. Tandis que la nouvelle faisait le tour de la planète, la police partait à la traque du tireur. En deux heures à peine et après la mort d’un policier, c’est un employé municipal, Lee Harvey Oswald, qui était arrêté.

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Cet homme de 47 ans, parti plusieurs années en URSS où il s’était marié, travaillait au Texas School book depositary building, traduit communément en français par « dépôt de livres scolaires ». Il a toujours nié et n’a pas eu le temps de s’expliquer : deux jours plus tard, lors de son transfert à la prison, il était descendu à son tour par le patron d’une boîte de strip-tease locale, Jack Ruby, « pour venger JFK ». Mais cinquante ans plus tard, la théorie du complot demeure…

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Quand on arrive sur place, dans le downtown bien cadré de Dallas, on peine à croire que c’est ici que ça s’est passé, après l’avoir vu des dizaines de fois (en noir et blanc) à la télé. L’endroit est assez quelconque, comme une sortie de centre-ville avec, à peine plus loin, une trémie sous laquelle les voitures s’enfoncent. Pourtant, tout est fait pour qu’on se rappelle. La place grouille de touristes, qui prennent tous les risques pour être immortalisés à l’endroit exact où JFK a été shooté, matérialisé par deux croix blanches (les deux tirs) sur la route très fréquentée, juste avant un tunnel (no comment, on l’a fait aussi). Non loin, la butte herbeuse et la fameuse palissade (Grassy Knoll) d’où, selon certains témoins, venaient les tirs. Et sur la droite, le Texas book depositary building, devenu depuis le « Sixth Floor Museum« . 

Car c’est du 6e étage (l’avant dernière fenêtre en haut à droite) qu’ont été tirés les coups de feu. Il se visite, mais on a passé notre tour, se contentant du site même et du magasin de souvenirs (où vous pourrez trouver des copies de journaux de l’époque, des bijoux griffés Jackie et tout un tas d’objets-souvenirs). Sur le site donc, des plaques commémoratives et d’énièmes écrivains ayant écrit sur le sujet, qui présentent leur ouvrage. Et si vous voulez vraiment vous mettre dans la peau d’un président qui ne sait pas qu’il va mourir et reprendre l’intégralité de son itinéraire mortuaire, des tours-opérateurs existent, tout comme une visite via téléphone portable.

Quant à JFK, qui reste certainement l’homme politique le plus populaire du siècle, il est enterré au cimetière militaire d’Arlington, à Washington. C’est là que Barack Obama a déposé une gerbe vendredi, sur sa tombe où brûle une flamme éternelle. Ce n’est pas littéraire mais vrai, on y est (aussi) allés en 2008.

Plus loin

> On vous conseille la lecture de cet article très bien foutu du Figaro qui répond à une question qu’on s’était posé cet été: comment Dallas a pu survivre à ça ? Ainsi que le « live » décalé de 50 ans et à heure française. Ici-même

> Et bien sûr le meilleur de tous, celui de notre copine texane, Cécile : ici-même

Le coin pratique

6th Floor museum, 411 Elm St, Dallas. Ouvert tous les jours (sauf Noël et Thanksgiving et horaires fluctuants). Entrée : 16 dollars (adulte), 13 dollars pour les enfants et ados (gratuit jusqu’à 5 ans).

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