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A la fin de la route | 25 juillet 2017

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Roadtrip 2013 : les routes du Sud des Etats-Unis étape par étape

Roadtrip 2013 : les routes du Sud des Etats-Unis étape par étape
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« Let’s go on a roadtrip ». Nous voilà partis pour un mois sur les routes du sud des Etats-Unis, de San Diego, Californie, à Savannah, Géorgie, en passant par l’Arizona, le Nouveau-Mexique, le Texas, l’Arkansas, le Tennessee, le Mississippi, la Louisiane, l’Alabama et la Floride. Après la côte est en 2008, le sud-ouest en 2011 et notre traversée Seattle-Miami l’an dernier, nous avions encore envie d’en voir un peu plus, des coins que nous n’avions pas fait, tout en souhaitant un peu plus des sentiers battus. Au menu : des parcs (Anza-Borrego, Joshua Tree, Chiricahua, Big Bend…), des villes (San Diego, Austin, San Antonio, Dallas, la Nouvelle-Orléans), et de la route, beaucoup de route.

Le menu est par ici (les routes du Sud 2013) et la carte ci-dessous.


Afficher Les routes du Sud 2013 : deuxième version sur une carte plus grande

Vous pourrez nous suivre ici-même jour après jour, si M. Wifi le veut bien. Vous pouvez également nous suivre sur Facebook (abonnez-vous !), sur Twitter (followez-nous !) ou sur Instagram (voir en page d’accueil).

Mardi 6 août : le vol

Départ de Lyon à 10h30. Deux escales à Dusseldorf et Chicago. Arrivée prévue à 20 heures (heure locale) à San Diego.

Mercredi 7 août : San Diego

L’objectif du matin : filer à Seaworld pour manger avec la gloire locale : Shamu. Ensuite, nous avons mis le cap sur Balboa Park pour profiter du soleil et de la tranquillité de ses jardins. Alors que nous étions prêts à revenir dans le downtown, Rosa, avec qui nous discutions, nous a offert deux pass pour le zoo. Rincés, on a foncé pour voir…. le bébé panda.

Jeudi 8 août : de San Diego à Borrego Springs

Aujourd’hui était le jour du départ. Quitter San Diego, à regret cette fois (la ville nous a fait bien meilleure impression qu’en 2011), prendre la voiture et tracer à l’Est. On a débuté par un joli itinéraire en direction de Julian, la capitale de l’apple pie. Avant Julian, il y a un state park tout mignon, Cuyamaca. Un habitat privilégié pour les lions de montagne. Mais nous n’y avons vu (et c’est déjà bien) que des hummingbirds, des steller’s jay et des écureuils dans le secteur des cascades de Green Valley. Après un stop à Julian pour se préparer pour le désert (glacière, eau, barres de céréales et.. bières), nous sommes arrivés au désert d’Anza Borrego, l’un des plus grands aux Etats-Unis. Un peu trop tard pour le coucher de soleil malheureusement. L’endroit est particulier. Une oasis qui a poussé en plein désert, un lieu désert à cette saison.

 

Vendredi 9 août : de Borrego Springs à Palm Springs

Nous quittons notre complexe spa en plein désert. Lui aussi est absolument désert en basse saison, la plus chaude. En revanche, l’été, son golf, ses 100 chambres, ses 6 courts de tennis, ne désemplissent pas. Là, seulement quelques vieilles dames font de l’aquagym dans la piscine.  Cap sur l’Anza-Borrego State Park. Avant d’y arriver, nous jetons un oeil sur toutes les sculptures en plein désert (dinos, chevaux, dragon…). Très impressionnant. Alors que la température atteint 106 degrés farenheit (41°), nous arrivons au plus beau point de vue du parc, Fonts Point. Superbe. Le reste n’a pas la même saveur. Mais alors que nous quittons un deuxième sentier, Calcite Mine, la voiture fait des siennes. Un bruit énorme en plein désert. Chouette. Nous stoppons plusieurs fois dans la fournaise. Il est 14 heures. Difficilement, la voiture se traîne, à 50 à l’heure, jusqu’à la ville suivante, Salton City. Là, coup de fil à notre loueur, attente de la dépanneuse, rencontre avec notre tow man. Il récupère la voiture et nous faisons le trajet avec lui jusqu’à Palm Springs dans son vieux truck sans clim. Nous récupérons finalement une voiture à l’aéroport de Palm Springs, autre oasis en plein désert. Crevés, nous faisons juste un tour en ville et dans un restaurant (Trio). Ensuite, dodo à The Curve motel.

 

 

Samedi 10 août : de Palm Springs à Blythe

Programme très chargé pour rattraper le souci de la veille. On attaque par The Living Desert, un zoo des déserts. Intéressant mais pas transcendant. Ensuite, petit tour dans Palm Springs pour revoir la statue géante de Marilyn, la maison de Sinatra (Twin Palms), la retraite de lune de miel d’Elvis, le téléphérique… en maintenance jusqu’au 30 août. Voir notre chronique sur Palm Springs. La suite nous emmène au Joshua Tree National Park. Nous quittons Palm Springs à travers des champs d’éoliennes, nous arrivons à Joshua Tree à travers des champs de yuccas. Il fait plus frais ici. Peu de temps sur place alors nous optimisons. Barker Dam trail, où nous avons la chance de croiser cinq bighorns sur un piton rocheux, Keys View, vue impressionnante sur la vallée et Salton Sea. Le soleil commence à se coucher. Nous décidons de tenter Skull Rock trail. 2,7 km, ça joue. On galope pour arriver au rocher en forme de crâne, on galope… On y arrive et on se rend compte que c’est juste au bord de la route, à côté d’un parking où il faut marcher 10m. Fail… Nous rentrons penauds à notre voiture pour quitter le parc. Mais avant, un petit plaisir : c’est la nuit des étoiles. Nous stoppons sur le côté et admirons un ciel splendide. Ce soir, nous dormons à Blythe, à la frontière avec l’Arizona.

 

Dimanche 11 août : de Blythe à Globe (Arizona)

Chaleur écrasante pour commencer la journée. Au programme, de la route, l’Apache Trail, pour rallier Phoenix (Arizona). Nous n’avions coché en particulier là-bas. Nous filons alors en direction de l’immense barrage Roosevelt. De la ville d’Apache Junction jusqu’au barrage, c’est une route superbe (parfois bitume, parfois piste) qui serpente parmi les Superstition Mountains. Après un mini-tour dans le Lost Dutchman State Park (minuscule mais qui donne une bonne idée de la végétation locale), nous arrivons à Canyon Lake en croisant des tonnes de 4×4 remorquant un bateau. C’est dimanche, ils retournent à Phoenix. Canyon Lake donc, puis Tortilla Flat, seul village (6 habitants, 3 bâtiments) sur le parcours. Après, la route s’élève, devient piste, et est beaucoup plus belle, en longeant l’Apache Lake. Nous arrivons au barrage à la nuit tombée. Ce soir, nous dormons à Globe.

 

Lundi 12 août : de Globe à Tucson

La journée débute au market du coin : une discussion avec un indien légèrement alcoolisé. Le soir, nous avions réservé notre hôtel à Tucson. Sur le chemin, Biosphere 2 à Oracle. Un immense complexe scientifique utilisé pour mener des expériences dans un univers clos. Au cas où… guerre nucléaire, terre inhospitalière, etc. Monté avec des fonds privés, l’ensemble est maintenant tenu par l’université d’Arizona. Au début des années 90, huit scientifiques sont restés confinés deux ans dans la structure. Bref, c’était intéressant, quoiqu’un peu long. Ensuite, nous sommes allés à la rencontre de la colombe du désert, la Mission San Xavier Del Bac, à quelques km au Sud de Tucson. Superbe édifice immaculé où nous avons laissé une bougie. Et pour finir, cap sur le Saguaro NP, la partie est, où l’on retrouve de vieux saguaros, ce cactus typique de l’Arizona. Ici, coucher de soleil, lézards et jackrabbit. Il était temps de rentrer à l’hôtel, de trouver un resto babacool ouvert 24/24, puis de maudire notre connexion wifi. La chronique Tucson est ici. 

Mardi 13 août : de Tucson à Bisbee

Le Wifi n’a pas fonctionné et la manager de l’hôtel s’en tape. Elle a l’air de connaître Tucson aussi bien que moi. Après un mini tour en ville, nous rejoignons la partie Ouest du parc national Saguaro, avec un zoo du désert, l’Arizona Sonora Desert Museum. Endroit magnifique et passionant sur la faune et la flore du désert de Sonora. On y passe une bonne partie de la journée (4h, 4h30) avant de rentrer dans le parc. C’est assez semblable à la partie Est mais toujours sous un soleil de plomb. La route nous emmène le soir à Bisbee, ancienne ville minière à quelques km de la frontière mexicaine. L’ambiance est arty et la température fraîche (22°). Et notre motel, le Inn at The Castle Rock, est au top. Good Day.

 

Mercredi 14 août : de Bisbee à Silver City (Nouveau-Mexique)

Changement d’état, changement d’heure. Après avoir quitté notre hôtel hanté, nous commençons la journée par un petit tour dans Bisbee. La ville, renommé pour ses galeries et ses artistes, est très agréable. Nous avions décidé un peu plus tôt de faire l’impasse sur un parc d’état, celui de Kartchner Caverns. Pourquoi ? Si la grotte est spectaculaire, elle l’est moins que Carlsbad, que nous allons voir dans quelques jours. Autre problème : photos interdites. Et ça, on n’aime pas. Après Bisbee, voilà Tombstone, lieu de la célèbre fusillade d’Ok Corral. La ville « trop dure à cuire pour mourir », comme ils disent. Le cimetière de Boothill est à voir, comme les rues de Tombstone, même si l’ensemble est assez touristique. La suite nous emmène au monument national de Chiricahua. Le désert laisse place à la verdure. C’est le royaume des pierres debout, des formations impressionnantes le long de la route et des chemins. Massai Point et la petite marche de Echo Canyon donnent une bonne idée de l’ensemble. Les orages, qui sévissent souvent l’après-midi dans la région, arrivent. Il faut retourner à la voiture pour rejoindre le Nouveau-Mexique et Silver City.

Jeudi 15 août : de Silver City à Truth or Consequences

On avale un petit dej climatisé, gaufre et saucisses plates, au Drifter, reconnu à Silver City avant de prendre la route de l’objectif de la journée, les Gila Cliff Dwellings. Ce sont des habitations troglodytes faites par les indiens Mogollon il y a 700 ans. Pour y aller, une route de 71 km, bucolique à souhait, au coeur de la Gila Forest (la Gila est la rivière). Nous n’avons pas de temps à perdre : la météo annonce des orages dans l’après-midi et les rangers ferment le chemin vers Gila Cliff Dwellings quand la foudre menace (elle tape souvent ici). Nous arrivons au Visitor Center, prenons les informations et arrivons juste à temps (le chemin a fermé une heure après). Une marche de 1,6km envions nous amène au monument, très impressionnant et assez bien conservé. La balade au milieu des fleurs est tranquille. Nous repartons par la Gila Forest  (où l’on a vu des mule deers et un coyote) pour atteindre notre objectif du soir, la ville thermale de Truth or Consequences. Ici, un hôtel avec des bains minéraux nous attend. Ca va faire du bien.

 

Vendredi 16 août : de Truth or Consequences à Roswell

Quitter notre hôtel (combo spa + pas cher) ne fut pas facile. Il fallait pourtant prendre la route pour rallier Roswell, site du plus célèbre crash d’Ovni (ou de ballon météo) de notre temps. Sur la route, nous tombons par hasard sur Hatch, la ville du green chili pepper. Et sur une institution, Sparky’s, qui se vante de faire le meilleur cheeseburger au piment du monde. Ni une, ni deux, on s’arrête pour tester ça et c’était…. une tuerie. Steak barbecuté au bois. Miam miam. Arrivant à Las Cruces, nous bifurquons ensuite vers la région des White Sands. La zone est militarisée : base militaire à Alamogordo, ville fermée (inspection à l’entrée) de White Sands, là où sont testés des missiles. Bref, ça met en confiance. Au moins, il y a le White Sands National Monument, des dunes de sable blanc (du gypse). Une curiosité de la nature qui fait un effet boeuf. Au visitor center, on peut acheter une luge pour dévaler cette « neige ». Alors, c’est parti pour quelques descentes. Finalement, nous quittons à regret cet endroit surréaliste. De la route nous attend pour arriver à Roswell (en passant par Capitan, lieu de naissance de Smokey Bear). L’hôtel est réservé, le Wifi catastrophique et nous mangeons au Ihop d’en face, dégueu. Allez, demain sera une grosse journée.

Samedi 17 août : de Roswell à Marfa (Texas)

Quelle journée ! On a commencé par le plutôt sympa musée de l’UFO de Roswell, qui revient (avec un léger parti-pris) sur les évènements de 1947. On a enchaîné par Carlsbad Caverns. Un réseau souterrain immense, des grottes impressionnantes que l’on a parcouru par une température de 13 degrés (ça fait du bien). Nous ratons néanmoins le décollage des chauve-souris, trop tardif. La suite nous emmenait à Guadalupe Mountains National Park. Pas de scenic drive ici, nous optons pour une marche dans ce parc dominé par Guadalupe peak. Lapins, mule deers, et deux serpents sur le chemins. Malheureusement, toujours pas de mountain lion. On prfite du coucher de soleil sur le parc avant de partir pour Marfa, via Van Horn. Sur la route, l’oeuvre d’art du Prada Marfa puis le lapin géant à l’entrée de la ville. On débarque dans une ville animée, branchée. Après avoir pointé à notre logement, nous mangeons du fromage grillé dans un endroit chelou/sympa puis allons se jeter un verre au Padres, en discutant avec Johnny (qui sait dire « comme ci, comme ça » et c’ets déjà pas mal). On retourne au Cosmico pour prendre nos quartiers dans un Airstream, ces caravanes à l’américaine. Superbe nuit.

 

Dimanche 18 août : de Marfa à Big Bend

Avant de rentrer dans l’un des plus grands parcs des Etats-Unis, à la frontière avec le Mexique, nous prenons le temps de faire un tour dans Marfa puis de faire quelques courses. Big Bend est une terre désolée, les distances y sont considérables et les animaux se font rares. On perd beaucoup de temps en voiture. Après le Visitor Center, nous allons au canyon de Santa Elena puis nous engageons dans les Chisos Mountains qui dominent le parc. L’air y est plus frais, les animaux plus présents (ours, lions des montagnes). Nous entamons une marche avant de nous raviser (il se faisait tard). Nous finissons par un coucher de soleil splendide à Windows View. Ca rattrape un peu le coup.

Lundi 19 août : de Big Bend à San Antonio

Aujourd’hui est une journée consacrée à la route. Beaucoup de route pour quitter le parc de Big Bend et rejoindre San Antonio, surtout connu en France pour être le bastion des Spurs, l’équipe de Tony Parker, Boris Diaw et Nando de Colo. Nous choisissons de faire un dernier tour à Big Bend, deux petites marches, avant de partir. Cap d’abord sur le nord, Marathon, puis sur l’est. Nous avons pris un itinéraire particulier, longeant la frontière mexicaine et passant par Langtry, Del Rio et Uvalde. Pas grand chose à signaler sur le chemin si ce n’est deux contrôles de Border Patrol (et énormément de leurs voitures). En fait si, on s’est arrêté d’abord à Langtry, patrie du juge Roy Bean (ça parlera aux fans de Lucky Luke), « la loi à l’ouest du Pecos ». Joli musée, son saloon impeccablement conservé… Ensuite, un petit tour au bord de la Pecos River avant de se rater à Uvalde (un sanctuaire des oiseaux où il semble impossible d’en voir au coucher du soleil tant tous les spots sont fermés… grrr). San Antonio, son animation, nous attendaient. Des calèches lumineuses, un Riverwalk agréable, un resto mexicain 24/24… Il n’en fallait pas plus pour bien nous reposer.

 

Mardi 20 août : de San Antonio à Austin

Nous finissons d’arpenter la ville au matin. Quelques emplettes, une visiter de Fort Alamo, de la Villita et du Riverwalk et nous étions prêts à rejoindre Austin, capitale de l’état, à 1h30 de route. D’abord, un petit passage par les missions espagnoles s’imposait. Quatre ensembles assez différents mais remarquablement bien conservés. Nous mettons le cap ensuite sur Castroville, une petite touche d’Alsace au Texas (voyez plutôt) puis Gruene, jolie petite ville typique du Hill Country. Nous pressons pour arriver à l’heure à Austin. Deux rendez-vous, celui avec Cécile et Cyril, installés à Austin depuis deux ans, et l’autre avec les milliers de chauve-souris qui, tous les soirs, sortent du Congress Bridge pour aller se nourrir. Un superbe moment. La suite de la soirée ? Promenade sur la 6e, BBQ chez Stubbs (là où Obama est passé récemment), passage au Driskill (ancien hôtel particulier d’un magnat du bétail) et enfin un cocktail pour finir. Superbe soirée.

Mercredi 21 août : d’Austin à Galveston

« Austin is weird ». Ils disent ça là-bas. C’est un peu vrai mais cette ville est tellement attachante que nous avons du mal à partir. Un ou deux magasins, un tour au Capitole, devant le café de Lance Armstrong (ouhhh) et devant leur petit symbole : une grenouille (un alien ?) qui dit « Hi, How are you ». Après, cap sur Bastrop, recommandé par nos deux frenchies. Après avoir un peu galéré, on trouve la brasserie de la ville. Un enchevêtrement de pontons au bord de la Colorado River. Très sympa pour boire local et manger local. Après, course contre la montre pour arriver au Brazos Bend State Park. Nous voulions aller là-bas pour voir quelques alligators. Après deux tentatives ratés, nous arrivons sur le bon spot. Un immense ponton en bois s’avançant dans un lac grignoté par les nénuphars, des bruits d’eau et voilà nos alligators qui débarquent. Quand la lune est si grosse et que les lucioles font leur apparition, l’endroit est magique (si l’on excepte les moustiques). Nous posons finalement nos valises à Galveston, au bord du golfe du Mexique.

 

Jeudi 22 août : de Galveston à Dallas

Les embruns, la chaleur, comment résister ? Direction la plage de Galveston, une jetée puis le fameux seawall, construit pour éviter que le drame de 1900 (8000 morts dans un ouragan) ne se reproduise. Nous faisons ensuite le tour de Galveston en rentrant dans son coeur. Et c’est quelques rues à l’intérieur que nous découvrons le vrai Galveston, les rues bordées de demeures magnifiques et une certaine douceur de vivre. La douceur ? Ce n’est pas Houston qui peut s’en targuer. Notre passage là-bas, à 1 h de Galveston, fut assez apocalyptique. Beaucoup de temps perdu dans les bouchons d’une ville sans queue ni tête. Houston méritera (comme toujours) une seconde chance mais ce 22 août, elle nous a saoulés. Nous avons quand même vu le monument George Bush Sr, la chapelle Rothko et la maison de canettes. Essentiel quoi ! Un peu lassés, nous quittons Houston pour Dallas, à plus de 3 heures de route de là. Nous y arrivons de nuit avant de rejoindre Fort Worth (Dallas, Fort Forth et Arlington sont rattachées) et les stockyards (les abattoirs) où nous finissons la nuit dans un honkytonk (Billy Bob’s). Santiags, stetsons, country et bière au programme.

 

 

Vendredi 23 août : de Dallas à Paris (Texas)

Dallas nous a fait une bien meilleure impression que Houston. Le downtown est impressionnant, comme l’art district, le quartier de Deep Ellum, branché, a de la personnalité. Bref, le courant est mieux passé. Il y a bien sûr Dealey Plaza, où a été assassiné JFK. Après ces arrêts, nous rejoignons Parker pour visiter le ranch des Ewing. Yes, de la série Dallas. Une visite amusante du ranch en tracteur puis de la maison. Un bon moment même si nous étions un peu jeunes pour bien suivre la série. Nous ne savions pas où dormir le soir-même. Nous décidons de rejoindre Paris (Texas) pour ne pas avoir le mal du pays. Pas de fromage, mais une tour Eiffel de 20m (pas facile à trouver) nous attendait. La chronique ici.

 

 

Samedi 24 août : de Paris à Memphis (Tennessee)

Quitter Paris, Texas, ne nous a pas arraché le coeur. Quitter le Texas, un peu plus. Le soir, nous devions rejoindre Memphis, Tennessee, et donc traverser tout l’Arkansas. On a commencé par visiter Hope, ville de naissance de Bill Clinton. Sa maison, un musée… Puis, sur un coup de tête, on a pris, à travers les verts paysages de cet état, la direction de Murfreesboro. Là-bas existe un state park bien particulier, Crater of Diamonds. Cette mine de diamants à ciel ouvert et devenue propriété de l’état qui en a fait un parc. Vous louez ou achetez de quoi creuser et c’est parti. Bon, on a juste trouvé un morceau de calcite mai chaque année, des milliers de diamants sont découverts et vous conservez l’intégralité. Ensuite, nous avons rejoint le plus vieux parc national du pays, Hot Springs, pour un petit tour en ville, rien de plus. Pas envie de se tremper dans des sources chaudes. Finalement, nous sommes arrivés à Memphis sur le tard, prenant nos quartiers au Heartbreak Hotel, juste en face de la demeure du king Elvis Presley, Graceland.

 

Dimanche 25 août : Memphis

 Grosse journée ! Réveil tôt. Passage au Lorraine Motel, lieu de l’assassinat de Martin Luther King, puis rendez-vous à 11 heures à l’hôtel Peabody où, tous les jours, les canards défilent pour rejoindre la fontaine. Une institution devant un public très agité. Les canards font le chemin inverse à 17 heures. Nous sommes allés ensuite à la Full Gospel Tabernacle Church pour assister à la messe avec un bishop bien particulier… Le mythique Al Green. Les sensations étaient énormes. L’après-midi, place à Graceland et tout son complexe. Visite de la maison du king puis de toutes les expos parallèles (Hawaii, avions, voitures, 68 special, Las Vegas). A chaque expo, son gift shop. De quoi faire un carton ! La journée n’était pas finie. Retour dans le downtown de Memphis où nous mangeons avant d’emprunter Beale St., la rue de la soif et de la zik. Et pour clore le marathon, rendez-vous dans un drive-in theater (7,5 les deux films) pour voir la fin de Kick Ass 2 et We are The Millers. Love Memphis.

 

Lundi 26 août : de Memphis à Natchez (Mississippi)

Après une journée à toute berzingue, une journée plus molle. Nous devons redescendre le long du Mississippi pour rallier la Nouvelle-Orléans. Nous prenons la route du blues, la 61 : Tunica, Clarksdale (avec le club de blues de Morgan Freeman, le Ground Zero), Greenville, Cleveland, Rolling Fork (plus petite église au monde), Onward (lieu de naissance du teddy bear, Roosevelt venait y chasser), Vicksburg (son champ militaire où nous arrivons trop tard), Port Gibson et enfin Natchez. La route 61 est surtout jolie à partir de Vicksburg. Avant, la région du Delta ne nous a pas fait grosse impression. C’est juste sympa d’avoir vu le Po’ Monkey, l’un des derniers juke joints du Sud, sur la commune de Merigold.

 

Mardi 27 août: de Natchez à la Nouvelle-Orléans (Louisiane)

Arrivés à Natchez sur le tard, nous prenons le temps de découvrir un tout petit peu plus cette jolie ville, en nous posant sur un promontoire devant le Mississippi, pour une première vue d’un fleuve qui aime bien se cacher. Peu de temps à perdre néanmoins. Nous découvrons Saint Catherine Creek, un refuge pour oiseaux splendides. Voilà la Louisiane et les premières plantations, autour de Saint-Francisville. The Myrtles, plantation hantée (demeure peu imposante mais jardin délicieusement calme), et Rosedown, avec une somptueuse allée de chênes et un jardin immense où l’on rencontre les banana spiders (brrrr). Puis voilà Baton-Rouge, la capitale, port industriel pas franchement excitant. Le temps quand même de manger cajun (chez Boutin) et de voir les deux capitoles avant de partir sur notre plus grosse halte du roadtrip (trois nuits), la Nouvelle-Orléans.

 

 Mercredi 28 août : la Nouvelle-Orléans

Grasse matinée ! Puis on prépare notre virée dans le vieux carré, le french quarter, poumon historique et festif de Nola. Sauf que… En passant voir la voiture, pneu à plat. Nous partons quand même en ville pour une première prise de contact : les superbes maisons, le musée vaudou, Jackson Square, le magasin du Père Noël et puis un menu local (jambalaya et tchoupitchoulas, et bière locale, Abita). La Nouvelle-Orléans est bouillonnante mais la voiture occupe l’esprit. On repasse à l’hôtel, on appelle l’assistance. Verdict ? Changer la roue, ce que nous faisons au coucher du soleil, et changer de voiture, ce que nous ferons le lendemain. Reste la soirée, passée sur la mythique et l’infatigable Bourbon St. Le week-end de Labor Day approche et le Southern Decadence (festival gay) aussi. La fièvre est au maximum. Alcool, jazz, clubs de strips, calèche et magasins sur plusieurs blocks, voilà Bourbon St. Nous finissons pas un verre dans le plus vieux bar des Etats-Unis, le Laffite Blacksmith, pendant qu’une pianiste un peu fatiguée mais pas du tout fatiguante régalait dans la pénombre.

 

Jeudi 29 août : la Nouvelle-Orléans

Réveil : direction l’aéroport pour changer de voiture pour la deuxième fois. Exit Toyota, bonjour Jeep. Sur le retour, nous décidons de visiter le cimetière Saint-Louis n°1, là où serait enterrée la grande prêtresse du vaudou, Marie Laveau. Un cimetière assez petit, assez serré, avec, chose rare aux Etats-Unis, les tombes hors-sol (ce qui est très commun chez nous) pour qu’elles restent au-dessus du niveau de la mer.  Le cimetière, proche d’un quartier chaud (Treme), a une sale réputation. Tous les guides assurent qu’il faut éviter d’y aller seul (risque d’agression) et prendre les tours guidés. On n’avait pas très envie de se mettre deux heures de visite (et 50 dollars) d’un cimetière dix ou vingt fois plus petit que le Père-Lachaise. On y va seuls et tout se passe bien (on y reviendra dans une chronique). L’après-midi, après avoir mangé local (des po-boys, sandwiches, aux crevettes et au poulet), nous prenons la mesure du french quarter en enchaînant les rues (les magasins aussi) et les vieux bâtiments. Après un tour du french market, pause au Café du Monde (institution ici) pour un frozen café au lait et des beignets. Retour à l’hôtel pour respirer un peu avant de finir en beauté cette journée placé sous le signe de la bouffe : gumbo (ragout local) et un sandwich archi épicé. La gueule arrachée, nous arpentons encore l’enfiévrée Bourbon St. pour un baroud d’honneur. Demain, nous quittons la Nouvelle-Orléans.

 

 

Vendredi 30 août : de la Nouvelle-Orléans (Louisiane) à Pensacola Beach (Floride) via le Mississippi et l’Alabama

Passer par quatre états en une journée, voilà quelque chose d’assez rare, surtout en ne faisant que 300 ou 400 km. C’est la possibilité offerte par le golfe du Mexique. On a donc quitté la Nouvelle-Orléans, non sans emmener avec nous une dernière spécialité culinaire, la muffuletta (po’boy à l’italienne). Cap sur la Barataria Preserve, un parc en plein bayou et une belle marche en plein cagnard (bayou coquille). Sur la route, alligators, tortues et lézards. Après cela, la muffuletta, la route nous attendait, le long des côtes du golfe. Le Mississippi (Biloxi, Gulfport) puis l’Alabama (avec Bayou la Batre, pour les amateurs de Forrest Gump. Arrivée tardive à Pensacola beach, l’une des plus vieilles villes des Etats-Unis. On s’attable en pleine fiesta au Flounders, sur l’intracostal. Soirée nickel.

 

 

Samedi 31 août : de Pensacola Beach à Tallahassee

 A Pensacola beach, la plage s’offre à nous. Mais pour la découvrir, autant s’écarter un petit peu. Qui n’a pas rêver d’avoir un gros morceau de plage à lui tout seul ? Donc nous faisons quelques km pour rejoindre le secteur Fort Pickens. Ici et là, des canons et des bunkers, mais aussi une superbe plage presque déserte. Premier stop. Le second se fera dans le secteur de Santa Rosa, à l’opposé. La plage y est encore plus blanche et l’eau encore plus claire. Avant de repartir, pour nous rapprocher de Saint-Augustine, sur la côte est de la Floride, nous mangeons au Atlas à Pensacola (bonne adresse et le manager est de Toulouse). La suite ? De la route. Fort Walton beach, Panama City toujours sous ecsta (nous y étions allés l’an dernier) et enfin la très étudiante Tallahassee pour dormir.

 

 

Dimanche 1er septembre : de Tallahassee à Saint-Augustine

La nouvelle du matin : GPS en rade. Il va donc falloir jouer à l’ancienne et sortir de Tallahassee n’est déjà pas une mince affaire. Une fois notre chemin retrouvé, nous filons plein Est. Saint-Augustine, première ville des Etats-Unis, nous fait découvrir ses atour. Le Castillo San Marcos, des rives magnifiques et des petites rues historiques dans une ambiance plutôt chic. Notre motel est de l’autre côté de l’intracostal à Saint-Augustine beach. Ici, la plage (de sable jeune cette fois), un resto bien agréable (Panama Hatties) et la jetée que nous parcourons de nuit.

 

Lundi 2 septembre : de Saint-Augustine à Savannah (Géorgie)

On avait un rencard de bon matin au Marineland de Saint-Augustine, le plus vieux du monde (il abrite d’ailleurs Nellie, le plus vieux dauphin en captivité du monde, 60 ans). Delphine devait nager avec les dauphins. Une expérience assez bouleversante qu’on aura l’occasion de raconter plus en détails. Ensuite, en longeant la côte (Saint-Augustine, les plages de Jacksonville), nous avançons vers le nord et la Géorgie. Notre après-midi se passe à Jekyll Island. Des marécages (et des alligators), des chênes partout (avec la mousse espagnole bien sûr), des plages avec de l’eau rouge qui grignotent le littoral et enfin un restaurant (avec des crevettes de Géorgie) face au coucher de soleil (après un orage monumental). Merci Jekyll Island. Et voilà Savannah et ses squares. Sauf que le GPS est toujours mort et que nous tournons 30 minutes autour de notre hôtel avant, enfin, de poser les bagages.

 

 

Mardi 3 septembre : Savannah

Dans le centre historique de Savannah, le logement est à l’ancienne, c’est à dire B&B avec petites attentions (thé de 4 heures, cookies à dispo, petit chocolat à la menthe et romans à disposition). Les pancakes avalés, nous avions une mission ce matin : envoyer les cartes postales et un colis. Done. Après un fast-food (Five Guys), nous enchaînons sur le Bonaventure Cemetery (hanté), où se trouvait auparavant la statue de la Bird Girl qui figure sur la couverture du romain « Minuit dans le jardin du bien et du mal ». Puis, au bout de la route, Tybee Island, la « plage » de Savannah pour un dernier bain. L’endroit est décontracté, très agréable. Le retour sur Savannah, à travers les marais, est un régal, comme le coucher de soleil sur les squares de la ville, dont Chippewa, où était le fameux banc de Forrest Gump. Et comment mieux finir qu’avec un repas sur le riverfront et une balade nocturne dans les Bull st., Jones St., ou sur Pulaski Square ?

 

 

Mercredi 4 septembre : Savannah et le départ raté

Last day sur place. Frittata au petit dej avant de régler les derniers détails. Nous prenons quand même le temps pour parcourir encore Savannah : Colonial Cemetery, magasins, City Market, la statut de la « Waving Girl » sur le quai pour finir par un resto de crabes. On court un pu, on arrive à l’heure à l’aéroport. Et là, boum. Le vol pour Washington est retardé de deux heures. Impossible d’attraper notre correspondance pour l’Allemagne. Nous passerons finalement une nuit de plus à Savannah… mais à l’aéroport cette fois.

 

Jeudi 5 septembre : le vrai départ

Snif…

 

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Comments

  1. Christelle

    Cool! J’ai hâte de lire vos postes! Ahh l’Amérique… Bon voyage.

    • alafindelaroute

      Merci Christelle !

  2. Ça va être super ce parcours ! Profitez bien !

    • alafindelaroute

      Merci Laura

  3. Christelle

    Hello,
    Si vous aimez les avions…il y a un cimetière d’avion vers Tucson…http://www.pimaair.org/
    Bonne soirée!

    • alafindelaroute

      Merci. On est passé juste à côté, ça avait l’air impressionnant.

      • Christelle

        Oui bcp d’avions et avec la chaleur on prefere ceux qui se trouvent dans les hangars avec clim’.
        La biosphère c’était comment? Sympa ou sans plus?

      • alafindelaroute

        Ok pour les avions. On a quand même préfèré les animaux !

  4. Christelle

    Ps: j’adore votre blog. C’est un plaisir de le lire. Revoir ou découvrir des endroits, c’est juste coool.

    • alafindelaroute

      Merci Christelle ! Ça nous va droit au cœur. Continuez de suivre, je suis sur qu’on va encore réussir à vous étonner !

      La biosphère, c’était à voir, franchement. Très impressionnante cette structure au milieu de nulle part et la parti pris de départ mérite déjà la visite… Même si les termes de la visite guidée étaient un peu techniques

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