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A la fin de la route | 20 juin 2017

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10 Comments

Nos meilleures galères de voyage

Nos meilleures galères de voyage
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Parce que le voyage ne peut pas seulement être couchers de soleil splendides, repas délicieux, monuments renversants, voici nos meilleures galères. Des grandes comme des petites contrariétés qui font, parfois plus que les grands moments, les plus tenaces des souvenirs. Garanti 100% chochotte, 100% mauvaise foi.

Trouver un étron infusé dans un motel à Point Pleasant

Franchement, la journée de route avait été longue, très longue. Et nous voilà arrivés avec mes parents à Point Pleasant, petite station balnéaire entre Philadelphie et New York. Après deux ou trois très beaux hôtels (et oui, on aime le stupre), je me réjouissais de tâter du motel pour montrer à mes paternels que, bon dieu, c’est pas si terrible. La famille indienne qui tenait ça avait semble-t-il une conception toute à elle des « clean rooms ». On entre dans la chambre. Quinze secondes et j’entends un bon gros « oh putain ». Dans les toilettes gisait un étron de la taille d’une courgette, infusé façon Lipton, cadeau du précédent « locataire ». Le monstre avait pied. Entre ça et les couvertures qui grattent, on me reproche encore ce choix douteux… cinq ans après.

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Eclater une roue en Islande

J’avais la banane. Plusieurs milliers de kilomètres avec ma Hyundai I20 de location sur les routes et les pistes islandaises. Notre mini caisse avait tenu le coup. J’avais l’impression d’avoir fini un marathon avec une jambe en bois. Après avoir jeté un oeil sur la citadelle de Bogarvirki, il me restait quoi ? Deux jours de vacances et un kilomètre de piste. Mais voilà, quand on la guigne. Je quitte la piste, avance sur le bitume. Odeur bizarre, on se marre.  » ça pue l’Islande » « Ah, ah, ah ». Re-odeur bizarre, on se marre moins. Le pneu éclaté. J’ai changé la roue en faisant style de m’y connaître (alors que c’était la première fois). Bref, le dernier jour à Reykjavik, alors qu’il faisait juste 20 degrés, nous a servi à racheter une roue. VDM.

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Se faire pigeonner par les mecs à dromadaire en Egypte

Celle-là, je la laisse à Delphine. Parce que ça fait 5 ans qu’elle la raconte dans tous les diners en ville (enfin, en ville, figure de style, on habite à Lons, quoi)…

Hum Hum. Alors pour la première fois de notre vie, on était partis en voyage organisé dans la vallée du Nil. Comme c’était presque hors saison (fin avril…) on avait un séjour à la carte qui commençait par deux jours seuls, au Caire, avec visite des pyramides. L’occasion pour notre guide (Roger, « un (très jeune) orthodoxe » comme on nous l’avait présenté. Ce qui a peut-être joué ici) de faire ses dents. Nous voilà donc aux Pyramides. Depuis deux jours, Roger nous rebat les oreilles avec ses consignes : surtout, surtout, si on croise des bédouins, on continue. Mais au pied des pyramides, un Bédouin à dos de chameau me fait de grand sourire et pose devant l’appareil. Non?!? Il arrive même à faire asseoir sa bestiole. Et, en très mauvais anglais et d’un sourire laissant entrevoir deux dents, me fait comprendre que mon mec peut monter sur le chameau. Moi : oh allez allez steuplait. A l’arrière, Roger se décompose. Mais JP monte sur le chameau et me fait un sourire figé. C’est là que le bédouin donne un grand coup sur le cul de son chameau, qui part en courant vers l’arrière des pyramides. Non ! Rendez-moi ma Pluche ! Tandis que j’hésite entre rire et pleurer, je sens qu’on m’arrache mon appareil photo, puis on m’agrippe par les deux bras : les cousins du bédouin m’entraînent dans ses pas, et nous voilà comme au coeur du désert. Plusieurs mètres derrière, je vois Roger pester… et monter lui aussi sur un chameau pour ne pas nous perdre. On pose, figés, devant le peuple du désert. Notre rando s’arrête une dizaine de mètres plus loin. Et là, au milieu de dix chameaux, on discute prix de cet incroyable voyage : 150 euros ??? Euh… L’arrivée du (trop?) orthodoxe et jeune Roger n’y change rien. Le ton monte. On finira par payer une trentaine d’euros, une « bonne affaire » (?), heureux d’en être sortis. Mais c’est quand même une galère qui valait d’être vécue rien que pour la raconter.

Sa baigner avec ses clés de voiture à Panama City

Des fois, on y pense, et puis on oublie. Alors qu’on était à deux doigts de planter notre rendez-vous pour aller nager avec les dauphins, on raccroche finalement le bateau in extremis (on s’est pointés tout juste à l’heure au local de l’association tandis que le bateau prenait déjà la mer…). Trop content, j’oublie que la clé du 4×4 est dans mon maillot. J’ai vu les dauphins, ils m’ont vu, ils ont vu la clé de ma jeep aussi. Par contre, ça sèche très bien. A refaire.

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Se faire arrêter par les douanes à Montréal pour une boîte de cassoulet

Dans la série, j’écoute ma famille les yeux fermés.  » Vas-y mon chéri, amène à tes cousins canadiens et à ton oncle ces boîtes de cassoulet et ces conserves de plats en sauce, ça passe tranquille ». Oui, mais non en fait… Sept heures de voyage pour avoir l’impression d’être un trafiquant de cocaïne, voir son sac fouillé de fond en combles, avec la morale qui va avec d’une douanière qui avait l’air aussi sympa que Laurence Boccolini, non merci. Pourtant, c’est ce qu’on a eu. L’agent des douanes a eu la gentillesse de ne pas nous faire payer d’amende.
Mon oncle, ça l’a fait marrer. Il faut dire qu’il était passé à la télé quelques années auparavant pour avoir essayé de faire passer des herbes de Provence.

Delphine : ça c’est la version édulcorée ! En fait, on ne savait même pas qu’on avait des choses comme ça dans la valise… enfin c’est ce qu’on m’a dit. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont bien dû se gaver à la douane le soir, et que nous en a presque fait dans nos frocs…

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Payer une chambre trois fois son prix à Louisville

Oui, des fois, on ne calcule pas. On ne sait pas où la route va nous mener, où le GPS va s’arrêter. Nous ne réservons pas toujours nos nuits d’hôtels ou de camping. Cette fois, nous arrivions à Louisville (Kentucky) après une bonne grosse journée de route en provenance de Chicago. Festival de musique en plein centre-ville et nous sans lit à 22 heures. Résultats, on a pris une chambre dans un motel Econolodge, qui portait bien mal son nom, à trois fois son prix (170 dollars). Humph.

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Se faire avoir sur Ocean Drive à Miami

Logiquement, l’attention baisse un peu en fin de parcours. Avant-dernière soirée de notre trip 2012, cap sur Ocean Drive à Miami Beach. A Miami, tout est plus cher. A Miami, tout est plus filou. Alors qu’on est à la recherche d’un resto, Falbalala lorgne sur les cocktails géants de la taille d’une bassine et récolte des tickets « Deux pour le prix d’un ». En fait, c’était deux pour le prix de deux. 72 dollars le cocktail. Hips.

Delphine : Rhooo mais ils étaient énormmmmeees!!!! Et on s’est un peu fait « tourister » pour le plaisir aussi… Parfois ça a du bon !

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Manger un burger à la choucroute à Madison

Parfois, morfale que l’on est, on se lance. On tente un truc, comme ça. Arrivés à Madison sur le tard alors que nous devions rejoindre Chicago dans la nuit, on s’arrête devant l’un des nombreux pubs pour les étudiants de la ville. Va pour le Kraut Burger. Burger saucisse-choucroute. Drôle de mélange, un peu comme si on faisait des moules au sirop d’érable. Bah, c’est pas bon.

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Etre coincé à San Francisco par un ouragan à New York

Fou d’Irène ? Pas vraiment. L’ouragan nous a empêchés de rentrer chez nous à temps en 2011, notre vol devant faire une escale à New York.  » Pas de problème, vous pouvez quand même prendre un vol à la même heure qui passera par Londres mais il faut payer 3000 euros ». « T’as raison, et si ma tante en avait ». Finalement, après des heures au téléphone, nous décrochons un vol au même tarif deux jours plus tard. Sauvés ? Pas du tout. Le jour J, on a du rejouer « Bip-Bip et le Coyote » entre les terminaux américains et internationaux, à négocier avec des clones de maîtresse Domina (photo contractuelle ci-dessous). 45 minutes avant le vol, nous n’avions pas de ticket d’embarquement, le cauchemar (bon j’avoue qu’il y a pire que de prolonger son séjour à SF. On a aimé, notre banquier un peu moins).

Finalement rentrés à la maison, je leur ai envoyé une lettre salée de deux pages, racontant cette quête du Graal. J’ai obtenu 200 dollars d’avoir sur un prochain vol… que je n’ai jamais utilisé. Pas grave, ça défoule. Ah oui, et 60 euros de remboursement de Visa… merci les mecs.

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Marcher sur une saucisse au camping des Bergeronnes

Vous savez, le dimanche matin, autour du parc, il y a les mecs suréquipés – baskets fluo, bandeau, attache pour Ipod, podomètre – et puis il y a vous, jogging dégueulasse, converses au pied, t-shirt de bricolage. Et bien, quand vous campez, c’est la même chose. Aux Bergeronnes (Québec), près de Tadoussac, nous posons pour la première fois la tente. Trop tard, il commence à faire nuit (à 18 heures), rien pour allumer le feu. On y arrive avec un coup de main mais pas assez de lumière. Falbala se déplace et c’est le drame, le marchage sur saucisse. Pendant que le mec d’à côté, avec sa moustiquaire géante et sa tente juste pour la bouffe, sa maison sur le dos, vous regarde en souriant tout en jouant un petit morceau de guitare à sa tribu.

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Se faire attaquer/dévorer/renverser par un orignal/des moustiques/un cerf/des fourmis/des mouches noires (rayer les mentions inutiles)

On aime la nature et elle nous le rend bien. Outres les attaques de moustiques (Everglades, Yellowstone), de mouches noires qui vous emportent un bout de peau en souvenir (Québec), Falbalala a failli se faire démonter par une orignal dans le parc de la Gaspésie et se faire percuter par un cerf descendant à toute berzingue alors qu’on contemplait le Grand Prismatic (Yellowstone). Moi, juste une attaque de fourmis rouges sur une pelouse de Sarasota, avec en récompense des bubons blancs qui sont restés dix jours. On n’oublie pas le bison qui nous attendait sur notre pas de porte à une heure du mat, les piqûres en tout genres ou le coquillage qui a fendu le pied de Delphine en deux à Panama City (et c’est à peine exagéré !). Bon, c’est pas non plus l’Amazonie mais quand même…

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Mourir de faim dans un palace

Ouais, le Bellagio à Vegas, ça claque. On avait fumé la Visa pour s’offrir une chambre avec vue sur les jets d’eau pendant trois jours. Le problème, c’est que tout suit. Les restaurants étaient hors de prix et devant le buffet – le seul abordable – il y avait une queue digne d’un concert des One Direction. Finalement, la seule Direction qu’on a trouvé, c’est notre lit et le service de chambre… pour un burger plutôt bon marché à 4 heures du matin. On a aussi eu une version similaire dans un fastueux hôtel du lac de Côme : arrivés après 20 heures sur place, on nous a guidés vers notre chambre tout en marbre en s’excusant que la cuisine avait fermé. Sous une pluie torrentielle, on a réussi à dénicher un panini dans un PMU qu’on a enfourné dans nos draps de soie.

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Faire tomber son cache d’appareil photo dans un lac Islandais

Le fond de l’air est frais en Islande, même en juillet. Le fond de l’eau aussi. Sur une petite presqu’île, nous profitons de la vue splendide quand… plouf. Le cache d’appareil photo est tombé dans le lac. Après une négociation de trois minutes, je me lance, à grands coups de branches pour récupérer le précieux opercule dans l’eau gelée. Une victoire immense. Héros du jour.

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Foutre son ticket de parking à la poubelle à Long Beach

« Ah chéri, où t’as mis le ticket? »  » Euh, je crois que je l’ai jeté »… Le coup classique arrivé sur un parking de Long Beach avant d’aller manger sur le Queen Mary. Sauf que le ticket était indispensable pour aller au restaurant. Ah, ces moments où on en vient à fouiller une poubelle dégueu sur un parking mal éclairé… Priceless.

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Faire une machine au parc de la Gaspésie en pleine nuit en flippant sa race

On pouvait tranquillement faire une machine dans les nombreux laundromats que l’on a croisé. Mais non, on décide de le faire au beau milieu du parc de la Gaspésie, en plein coeur de la péninsule du même nom, à minuit, où on campe. Le chemin qui mène à la laverie, long de 500 mètres, n’est pas éclairé, nous n’avons pas de lampes, et le coin pullule d’ours noirs. Inconscients, comme nous. En plus, il a fallu deux lessives et deux séchages, on y a passé une plombe pour ramener du linge demi-sec qui a pué dans la voiture. Mais au moins on a eu le temps de faire nos cartes postales et de se raconter toute notre enfance.

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Se faire planter par son hôtel à Vik

Même quand on prévoit, on n’est pas à l’abri d’un dérapage d’autrui. Nous profitions de la splendide luminosité de minuit sur les falaise de Dyrholaey, observant les macareux, décontractés du gland (enfin, surtout moi). L’hôtel, à quelques kilomètres d’ici, est réservé. J’ai indiqué plus tôt dans la journée par téléphone que nous allions arriver tard. Donc paisible. Il est minuit quand nous décidons d’y aller. Arrivés à l’hôtel, personne à la réception. Téléphone, visite de la cabine du guichetier (liasses de billets à disposition), tournage en rond : tout cela a duré plus d’une heure. Que faire quand on n’a pas de chambre à 1h30 du matin en Islande ? On a réussi à réveiller une hôtelière à quelques kilomètres de là qui a accepté de nous accueillir. Alléluia. Le lendemain, elle s’était arrangée avec le propriétaire de l’autre hôtel pour que l’on n’ait rien à payer. Il avait tout simplement refilé par erreur les clés de nos chambre à un autre couple d’étrangers qui a surfé sur notre réservation. Pour l’anecdote, l’autre hôtel était cool mais ça sentait le soufre = l’oeuf pourri, à deux mètres d’un geyser.

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Les toilettes sèches dans le Grand Canyon ou Utah

Delphine : Ah les toilettes! Il y aurait de quoi en faire un blog entier, surtout à l’étranger. Ce qui nous fascine aux Etats-Unis, c’est que le dispositif marche à l’envers de chez nous: l’eau (et le reste) n’est pas aspirée vers le fond mais remonte à la surface de la cuvette dans un tourbillon avant de redescendre dans les profondeurs… Moi je suis une vraie GI : je préfère la maison, mais quand on reste un mois à l’étranger, ça devient compliqué. J’ai quelques anecdotes tordantes (presque devenues mythiques) dans des lieux aussi emblématiques que le grand Canyon (mais elles sont trop privées pour figurer ici). Sachez seulement que là-bas, les toilettes sèches pullulent beaucoup plus que chez nous. Et franchement, voir tout ce qu’on fait les copains et rester debout en évitant les mouches, pas trop mon trip…

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Déjà pas mal, non ? C’est sûr que d’autres belles nous attendent. Comme payer l’essence encore plus chère qu’elle ne l’est en Italie parce qu’on n’a pas pigé que ça coûtait encore 9 cents plus cher si un mec servait, notre dernière en date. A vous maintenant, quelle a été votre meilleure galère ?

Mise à jour : tomber en panne de voiture dans le désert…

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Comments

  1. Génial cette rubrique, elle va cartonner ! J’ai trop rigolé pour la lessive ! j’aurai trop flippé aussi 🙂

  2. Yann

    1. Les toilettes sèches…

    Nous avions trouvé mieux… Celle du Golden Canyon dans Death Valley. Même concept, mais avec 50° à l’ombre. On a failli rendre notre burger du midi en sortant de la voiture, stationnée pourtant à 50m des dits toilette.

    2. Room service du Bellagio

    Faut oser se plaindre, la… Ca prend la suite avec vue sur les fontaines, et ca n’assure pas derrière ! ;o))

    • C’est bon ça, les toilettes sèches dans Death Valley.
      Pour le Bellagio, ce qui est embêtant, c’est tu arrives à dealer les chambres à un tarif honnête et qu’ils te fracassent avec la bouffe. Finalement, avec le service de chambre, tu t’en sors presque mieux ^^

  3. GOSSWEILER

    J’ai bien ri !

  4. Excellent ! C’est génial cet article. Histoire de fou en Egypte, même incroyable !!

    • alafindelaroute

      En Egypte, il me semble que c’est un classique. On a vraiment fait les naïfs… Si d’autres ont vécu ça ?

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