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A la fin de la route | 5 décembre 2017

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Morfale, j’ai mangé du « chivo »

Morfale, j’ai mangé du « chivo »
neoreno

On ne sait pas trop si c’est de la chèvre ou du mouton. Quand on lui pose la question, Toty Junior, notre hôte, ne semble pas la comprendre.

La faute à notre espagnol ? Pas sûr. Peut-être tout simplement ne fait-il pas la différence entre les deux. Il faut dire que les troupeaux caprins et ovins mêêêêêêêêlés paissent un peu partout dans la Guajira, ce désert du nord-est de la Colombie où (sur)vivent les Indiens Wayüus.

 

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  • Le lieu

La légende raconte que les âmes des Indiens Wayüus partent pour l’Au-delà. Le Cabo de la Vela, le «cap de la bougie » est un sanctuaire. Une sorte de bout du monde où le désert se jette dans la mer. Pour s’y rendre, il faut rouler un jour entier sur une piste sans virage à travers un paysage de sable et de petits arbustes depuis Riohacha, la capitale de la Guajira. Il faut penser à y faire le plein d’essence de contrebande venue du Venezuela, car on ne trouve aucune station-service pendant des dizaines de kilomètres.

 

Arrivés sur place, on trouve facilement de quoi loger. C’est surprenant, mais l’endroit est « touristique ». Toty Junior nous accueille. Il est revenu au village spécialement pour l’enterrement de son père. En guise d’hôtel, son « hospedaje » : de petites cabanes de bois, construites sur la plage. On peut y planter la tente ou dormir dans un hamac.

 

 

  • La recette

La barre était haute. La veille, Toty Junior nous avait préparé des langoustes achetées quelques instants auparavant auprès de pêcheurs. Il nous a proposé du chivo, le fameux ragoût de chèvre ou mouton. C’est la spécialité locale. Vu l’état de Toty, il a passé la nuit à picoler avec ses potes pour honorer le décès de son père, on est un peu sceptique.

 

 

Prendre un morceau, l’épaule ou le gigot, le découper en morceaux avec une machette sur une table en bois recouverte de gros sel. Faire revenir la viande dans une grande marmite avec une bonne dose d’huile. Le tout sur un grand feu. Incorporer des patates, essayer de calmer sa troisième épouse après la nuit d’ivresse, faire des galettes avec le patacón (la banane plantain colombienne) et les faire frire également. Puis, faire cuire  viande et patates dans la marmite le restant de la matinée à feu doux. Enfin, préparer les assiettes avec tomates et choux râpé cru en esquivant les coups de sa deuxième épouse.

 

  • Le verdict

Ça ne vaut pas les langoustes. Mais c’est fondant, chaud, et ça change du poulet et du riz ingurgité pendant les deux semaines précédentes. Bref, plutôt très bon. Résultat : 4 sur 5, pour l’ambiance, le lieu, le prix et la recette.

 

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