Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

A la fin de la route | 25 avril 2017

Scroll to top

Top

One Comment

Le Grand Prismatic, la nature en technicolor

Le Grand Prismatic, la nature en technicolor
falbalala

Voilà une merveille de la nature qui mérite une place de choix dans la liste des lieux qu’il faut avoir vu dans sa vie. Le Grand Prismatic Spring, une marmite géante d’eau bouillante aux couleurs de l’arc-en-ciel, est l’un des sites les plus visités du parc national du Yellowstone, aux Etats-Unis (Wyoming). D’environ 113 mètres de diamètre pour 37 mètres de profondeur, ce cratère d’eau bouillante (la plus grande source d’eau chaude des Etats-Unis et la troisième du monde derrière celles de Nouvelle-Zélande et de Dominique) est composé d’anneaux de couleurs : bleu turquoise au centre, puis vert, puis jaune, puis ocre, orange et rouge vif. Spectaculaire, il appartient à un ensemble géologique qui l’est tout, entre geysers et autres canyons (il a des « petits frères » dans tout le parc). Son débit affiche plus de 2000 litres d’eau par minute, remontant des entrailles de la Terre pour remplir la cuvette volcanique qui produit soufre et oxyde de fer.

Le Grand Prismatic a d’abord été découvert en 1839 par des trappeurs de l’American Fur Company à la recherche de fourrures (ils parlèrent d’un « Boiling Lake ») puis en 1870 par l’expédition Washburn–Langford–Doane qui a traversé le Midway Geyser Basin. L’expédition Hayden lui donna son nom l’année suivante et l’artiste du groupe, Thomas Moran, réalisa une aquarelle. Les couleurs semblaient si folles que le géoloque A.C. Peale y retourna en 1878 pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une hallucination collective.

Garanti sans colorants…

Les couleurs du GPS sont bien sûr 100% naturelles. On les doit à l’écosystème particulier du bassin aux micro-organismes dits « thermophiles » ou « hypermetrophiles » (bactéries, algues et autres champignons) qui ont besoin d’une température élevée (entre 50 et 70°C) pour vivre et se développer. Les premiers ont d’ailleurs été découverts dans les années 1960 dans le parc du Yellowstone.

D’où le voir ?

Comme Yann Arthus-Bertrand l’a immortalisé vu des airs dans « La Terre vue du ciel », l’idéal est de prendre de la hauteur, car depuis le sol, ça ne rend pas aussi bien. Essayez de trouver une colline alentours, il y en a plusieurs. Attention au moment de la journée, à la météo et au vent : s’il y a trop de vapeur, ça va vous gâcher la vie. Pour obtenir un panorama splendide, nul besoin de se lancer dans une rando de trois heures.

Nous on a choisi de (littéralement) escalader la colline qui se trouve au nord-ouest. Sur la « grand loop road », garez-vous sur le parking du trail « Fairy falls » et prenez le chemin après le pont métallique (voir la carte ci-dessous).

[googlemaps https://maps.google.fr/maps/ms?msa=0&msid=205825045507291706220.0004cf2b1d33b423a769d&gl=fr&hl=fr&ie=UTF8&ll=44.525181,-110.839648&spn=0,0&t=h&output=embed&w=600&h=450]

Petite balade sympa, d’environ un quart d’heure avec des geysers (attention repaire d’ours !). Prenez alors le petit chemin de terre à flanc de colline sur la gauche et bon courage : il vous faudra zigzaguer entre les troncs d’arbres couchés et bien vous accrocher. On s’est fait un peu peur (surtout quand une biche a dévalé la montagne à toute berzingue en nous évitant tout juste). Mais pas besoin d’être un alpiniste chevronné. Il faut juste faire bien attention à là où l’on met les pieds. Dès le milieu, le spectacle vaut largement le détour. Et plus c’est haut, plus c’est beau.

A bientôt

  • Le coin des adresses

> Grand Loop Road, secteur Midway Geyser Basin, Yellowstone national Park. Entrée payante ou gratuite avec le pass « America the beautiful » (80 dollars, valable un an dans tous les parcs nationaux).

Le site du parc

IMG_4441 copie bannière

Comments

Submit a Comment

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial