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A la fin de la route | 20 juin 2017

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J’ai lu pour vous « Touriste professionnel – L’anti-guide de voyage »

J’ai lu pour vous « Touriste professionnel – L’anti-guide de voyage »
falbalala

« Touriste professionnel – L’anti-guide de voyage »
de Vincent Noyoux
éditions Stock, 2011. 217 pages
18 euros

 

 

 

 

C’est une tradition pour moi : à chaque voyage son Bellemare (et vu qu’il en a écrit 60, y a de quoi faire). Les vacances sont (toujours pour moi) l’occasion de lectures le plus légères possible. L’an dernier, j’ai emmené ce bouquin dans ma valise et je ne l’ai pas regretté. Non seulement, je l’ai lu d’une traite le long des spectaculaires paysages de l’ouest américain, mais j’ai en plus le souvenir de plusieurs fous rires, aux larmes, avec le charmant conducteur à qui je lisais des passages à haute voix (parfois à la lampe frontale !).

L’auteur, Vincent Noyoux a beau être un jeunot (la petite trentaine), les voyages il connaît : il est l’auteur d’une quinzaine de guides de voyage chez Gallimard (Ile Maurice, Corse, Wallonie). Dans « Touriste professionnel – L’anti-guide de voyage » il raconte les coulisses d’un métier qui fait rêver tous les amateurs de voyage.
« Seulement du mythe à la réalité il y a un monde. Ecrire un guide de voyage, c’est recueillir des tarifs de chambres et des horaires de musées. C’est parler d’hôtels dans lesquels on n’a pas toujours dormi et de restaurants dans lesquels on s’est ruiné l’estomac. De musées qu’on a visités au pas de course et de vieilles villes dans lesquelles on s’est perdu. L’auteur de guides a beau faire le tour du monde, il n’est ni un vacancier, ni un aventurier. Ni un journaliste, ni un écrivain. Ni un bourreau de travail, ni un tire-au-flanc. Classons-le plutôt entre le touriste et le voyageur. Il voudrait ressembler au second mais, son orgueil dût-il en souffrir, il est au service du premier. Bref, c’est un type un peu paumé qui n’est surtout pas ce qu’il croit être : un bourlingueur. »

 

« Vous allez découvrir, chers amis, qu’on vous roule un peu dans la farine »

Voyager, ramener des bons plans et poser hâlé en dernière de couv’, c’était son rêve. Il a décroché ce job un peu par accident alors que, journaliste, il cherchait à voyager en écrivant pour les magazines des compagnies aériennes. Mais il a vite déchanté. Dans son prologue, il avertit le lecteur : « Vous allez découvrir, chers amis, qu’on vous roule un peu dans la farine ». Son parti-pris : « Remettre les choses à leur place : à côté de la plaque. »  Bon en même temps quand on voyage un peu, on comprend vite tout seul que le mec qui l’a écrit n’y est pas allé, a pompé sur une autre collection ou que le guide 2012 est une belle resucée de celui de 1995… D’autant qu’à la rédac, c’est un peu la roulette russe : on peu tomber sur le guide de Tahiti mais aussi sur celui des Vosges.

Qui sont ces auteurs un tiers Tintin, un tiers Nicolas Hulot, un tiers Jean-Pierre Coffe ? Cet anti-guide le décline en 24 (courts) chapitres.

 

  • Voilà ce que j ‘ai relevé de plus marquant

> Ils sont mal payés et croulent sous les notes de frais (mais bon ils voyagent gratis, avec une centaine d’euros par jour, on va pas chouiner non plus).
> Avant de partir, ils préparent minutieusement leurs voyages, en se basant sur les guides… concurrents.
> Les courriers de lecteurs qui arrivent chez les éditeurs, un nouveau genre de littérature.
> Ils testent parfois plusieurs restos au même repas…ou aucun. Idem pour les hôtels.
> Ils ne peuvent pas emmener leurs conjoints (mais trouvent la manip parfois).
> Il ne se déplace qu’en voiture.
> Un guide ne voyage pas incognito, mais s’annonce systématiquement ou presque.
> Il a fait un classement des toilettes (lunette d’or, de platine…).
> Ses récits de dîners en ville méritent une lecture.
> Ecrire un guide de voyage c’est dire du bien ou s’abstenir ; mais l’auteur envoie des messages subliminaux avec un code dont il donne les clés.
> Ils ont des informateurs sur place
> Ils voyagent hors saison
> On ne peut pas se baigner à l’Ile Maurice (plages très étroites et coraux)
> Ses galères sont hilarantes (remontées d’égouts, attaque de cochons sauvages, orgies grecques…)
> Ils sont tous seuls pendant plusieurs mois.

 

  • Le +

Des passages hilarants et un style drôle et enlevé.

 

  • Le moins

Quelques répétitions et un peu de « j’me la pète ».

 

  • Conclusion

On y réfléchira à deux fois après l’avoir lu avant d’investir dans un guide, mais il n’aura pas réussi à nous faire arrêter de rêver de partir ni de prendre sa place !

 

A ne pas lire

« Désolé, votre hôtel a brûlé ! »
de Stephan Orth et Antje Blinda
Editions Arthaud
2012, 11,40 euros

Celui-là est parti avec nous cet été… et est resté dans une poubelle de Miami. Peut-être est-ce dû à une mauvaise traduction… Ecrit par deux journalistes allemands (Der Spiegel) qui ont compilé les déboires de voyage de leurs compatriotes (déjà l’année d’avant avec Désolé, nous avons raté la piste ! ), ce livre n’est définitivement pas drôle. Les Allemands, plus directement concernés par les anecdotes, riront peut-être… eux. Parce qu’à part quelques histoires d’animaux qui s’invitent à l’hôtel, une poignée d’arnaques et un restaurant qui cuisine différents types de bistouquettes, il faut se forcer pour arriver à la fin et là, on a qu’une envie : le b….. .

 

Le lien

> L’interview vidéo de Vincent Noyoux, auteur de « Touriste professionnel – L’anti-guide de voyage » : ici

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