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A la fin de la route | 25 avril 2017

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 » Je suis la fille du gardien de phare « 

 » Je suis la fille du gardien de phare « 
alafindelaroute

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 » Je suis la fille du gardien de phare « . Ça pète quand même, non ? C’était la phrase inscrite en Times New Roman caractère 268 sur le cabanon de Danielle. Oui, rappelez-vous, la mogul de Longue-Pointe-de-Mingan. Danielle, genre de businesswoman à la sauce poutine qui, dans son fief, propose logements, restauration, excursions, fringues, bibelots… Bref, si vous avez besoin de quoi que ce soit, Danielle est . Et le lendemain de notre excursion baleines, nous avions prévu de terminer notre séjour par une petite virée dans l’archipel de Mingan (Île aux Perroquets, celle du phare et donc de Danielle, et Île Nue) avant de redescendre dans le sud.

Après avoir dépensé deux biftons de 50$ pour la prestation, on nous explique qu’il faut nous changer en attendant le retour du bateau et notre capitaine Marius. Mais cette fois, pas une combinaison de survie comme la veille, mais un attirail de pêcheur. Et ça recommence. Tu penses ressembler à ça :

 

Alors qu’en fait, tu ressembles à ça (dépité avec Danielle) :

 

Le temps est exécrable et la petite embarcation qui nous emmène voir les macareux et les monolithes tarde. Finalement, ce n’est pas Marius mais son fils (si j’ai bien compris, l’accent était chaud) qui nous guide jusqu’à l’île aux Perroquets. La mer est difficile et les photos de macareux et de phoques aussi. Mais Delphine s’en sort avec les honneurs. Les deux haltes permettent de s’offrir un beau panorama. Ses quelques bâtiments décrépis battus par la pluie, l’île aux Perroquets offre un spectacle « stephenkingien », véritablement flippant. On comprend vite pourquoi Danielle, une fois revenue sur le continent, a veillé à ce que les autres ne manquent de rien.

Quant à l’île Nue, au nom très approprié, elle permet de découvrir quelques-uns des monolithes qui ont fait la réputation du millier d’îles, îlots et cayes de l’archipel. Le poète Roland Jomphe, de Havre Saint-Pierre, s’amusait à trouver à chacune de ses formations rocheuses un petit nom (La Dame de Niapiskau, le Japonais, les Pots de Fleurs, l’éléphant…). Pourquoi pas après tout ? Certains le font bien avec des choses beaucoup plus douteuses.

 

 

De retour sur la terre ferme, nous devions laisser à regret Longue-Pointe-de-Mingan derrière nous pour rejoindre la Gaspésie. Le traversier qui doit nous permettre de franchir le Saint-Laurent se trouve 350 kilomètres au sud, à Godbout. Le bateau du soir est complet, nous réservons pour celui du lendemain. Et trouvons notre bonheur au motel Chantal, hôtel haut en couleurs situé sur la route 138 et construit en 1966 par Hector, septuagénaire fringant.

 

Que faire pour tuer le temps à Godbout ? Ben, pas grand chose hormis prendre le traversier, profiter de la vue sur le Saint-Laurent, se vider la tête… Il y a bien un musée amérindien et inuit mais n’étant pas vraiment d’humeur, nous optons pour la visite de la passe à saumons (encore). Saumons > Inuits ce jour-là. No offense.

Petite marche, gros maringouins (moustiques) et un pont bien assez long et bien assez instable pour quelqu’un qui a le vertige. On repart brassés, pour avaler quelques onion rings (mauvaise idée) au restaurant en bord de Saint-Laurent. Nous profitons du coucher de soleil, splendide, avant de rejoindre notre motel arc-en-ciel. Demain, nous partons à la découverte de la Gaspésie.

 

Le coin des adresses

> Excursions dans l’archipel de Mingan : tous les transporteurs sont à cette adresse.
> Motel Chantal à Godbout : 111, route 138, Godbout. Tel : (418) 568-7511. Site

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